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Pierre Dac



 
Paris 75000 - Paris
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Pierre-Dac
Pierre Dac, le rire de Résistance
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
André Isaac, dit Pierre Dac1, est issu d'une modeste famille juive d'Alsace, installée après la défaite de 1870 à Châlons-sur-Marne où le père est boucher.
Mobilisé en août 1914 au lendemain de son vingtième anniversaire, il revient du front quatre ans plus tard avec deux blessures, dont une d'un obus qui lui a raccourci de douze centimètres le bras gauche.
Après la Première Guerre mondiale Pierre Dac vit de petits métiers à Paris. Dans les années 1930, il devient chansonnier au cabaret de la Lune rousse, à Montmartre ; Sarvil lui écrit de nombreux textes pour ses spectacles.

En 1938, il fonde L'Os à Moelle, organe officiel des loufoques, une publication irrégulière et humoristique au nom inspiré par Rabelais et par son père boucher (le mot loufoque vient de l'argot des bouchers, le louchébem, et signifie fou) qui a pour collaborateurs le chansonnier Robert Rocca, les dessinateurs Jean Effel, Moisan, etc. Dès son premier numéro, il annonce la constitution d'un "Ministère loufoque", dont les portefeuilles ont été distribués "au Poker Dice". Ses petites annonces vendent de la pâte à noircir les tunnels, des porte-monnaie étanches pour argent liquide, des trous pour planter des arbres, etc. Le monde de cette époque pratiquant un style différent de loufoquerie, le journal disparut après son dernier numéro (n°109) le 7 juin 19402. Il reparaîtra épisodiquement en 1945-1946, puis vers 1965, avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne (Les romanciers savent plus causer français en écrivant).

Pierre Dac décide de rejoindre Londres dès 1941, mais est plusieurs fois arrêté et emprisonné en Espagne. Devenu l'humoriste des émissions en français Les Français parlent aux Français de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des chansons à la mode (Les gars de la Marine, Ça fait d'excellents français, Horst-Wessel-Lied) pour brocarder le gouvernement de Vichy, les collaborationnistes et le régime nazi. Il fut, parmi d'autres, la voix du slogan célèbre de Jean Oberlé : "Radio Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand" sur l'air de la Cucaracha. Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio-Paris, s'en prend aux Juifs français réfugiés à Londres pour qui la France ne compterait pas, Pierre Dac, dans un discours lapidaire, répond que son frère Marcel, décédé au front lors de la Première Guerre mondiale, a bien sur sa tombe l'inscription "Mort pour la France"3, alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait "Mort pour Hitler, fusillé par les Français". Cette réponse est prémonitoire et Henriot est abattu par la résistance quarante-cinq jours plus tard4.

À la Libération, il rentre à Paris où il est reçu apprenti à la loge "Les Compagnons ardents" de la Grande Loge de France le 18 mars 1946. Il en restera membre jusqu'en 1952 et rédigera une parodie de rituel maçonnique devenue célèbre dans la franc-maçonnerie française5.

05/09/2010
Lien : Wikipedia

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Les gars de la vermine (sur l'air des gars de la marine)

Quand on est un salaud
un vrai un pur, un beau
on se met au service
de la maison Himmler (bis)
puis on fait le serment
d'obéir totalement
quelque soit ses caprices
aux ordres du fürher (bis)

la croix gammée sur l'oeil
on montre avec orgueil
qu'on est un grand champion
dans la course a l'abjection

Refrain :
Voilà les gars de la vermine
chevalier de la bassesse
voilà les Waffen SS
Voyez comme ils ont fier mine
c'est dans le genre crapuleux ce qui se fait de mieux
avant qu'on ne les extermine
regarder les consciencieusement
voilà les gars de la vermine
du plus petit jusqu'au plus grand
du simple voyou à Darnand
Ils sont Allemands

05/09/2010

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Titre

Drôle de guerre

Drôle de guerre

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Pierre Dac  
Édition   Omnibus  
Année   2008  
Genre   histoire  
Description   En 1943, la France après avoir été coupée en deux n'avait pas de quoi être pliée en quatre. Pourtant ceux qui entendirent la BBC le 30 octobre 1943 se souviennent d'une voix. Le Français qui parlait aux Français était le roi des loufoques. Après bien des péripéties, des nuits de prison, des angoisses terribles et des peurs indicibles, Pierre Dac venait mettre son rire au service de la Résistance. Il était alors un homme et surtout une voix reconnue. Lorsqu'on l'arrêta le 26 mars 1942 au poste frontière de Céret alors qu'il tentait déjà de rejoindre Londres, via l'Espagne puis le Portugal, le chansonnier fît cette déclaration au commissaire qui l'interrogeait: "En France, il y avait deux hommes célèbres, le maréchal Pétain et moi. La nation ayant choisi le Maréchal, je n'avais plus qu'à partir." D'autant plus que Pierre Dac était juif. Ce volume concocté par Jacques Pessis, héritier spirituel de Dac, raconte par une sélection de textes l'itinéraire d'un intrépide farfelu, de son engagement à la BBC à la reparution de l'Os libre, son fameux journal qui gardait comme devise : "Contre tout ce qui est pour - Pour tout ce qui est contre". Arrivé à Londres avec un seul mot d'anglais - whisky -, Dac en repartira avec celui de victoire. Entre-temps il s'est accoutumé au système des poids et mesures britannique, à la gastronomie, et surtout il s'est approprié ce nouveau médium qu'est la radio. Durant neuf mois, à coups de parodies, de bulletins délirants et de joutes verbales avec Radio-Paris, Dac aura préparé la libération des esprits par le rire. "Décidément, comme le disait récemment le docteur Ménétrel à son patron : il y a vraiment de quoi se mettre la francisque sous le bras en chantant “Maréchal nous voilà” sur l'air de “Si tu n'en veux pas, je la remets dans ma vareuse, ça ne mange pas de pain”." Les collaborateurs ne supportent pas le persiflage de l'humoriste. Philippe Henriot traite sa famille de lâche. Dac lui répond avec une belle prescience que, à la différence de l'épitaphe écrite pour son frère mort en 1915 pour la France, sur sa tombe on écrira: "Philippe Henriot, mort pour Hitler, fusillé par les Français." De Londres, il poursuit sa joute verbale avec Jean Hérold-Paquis qui annonçait au micro de Radio-Paris : "L'Angleterre, comme Carthage, sera détruite." En janvier 1944, son bulletin météo, pastiche de l'observatoire de Berchtesgaden, annonce : "Très couvert; plafond bas; de grosses formations de nuages sont observées, comprenant notamment des nimbus, des cumulus, des Mosquitos, des Lancaster, des Halifax et des cirrus." Dac, ce fut bien le rire contre les VI (bombes volantes), la dérision contre la barbarie, l'os à moelle contre la croix gammée. Critique de Laurent Lemire Drôle de guerre, par Pierre Dac, choix, préface et commentaires de Jacques Pessis, Omnibus, 1170 p., 28 euros.  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - André Isaac obtint du tribunal de première instance de Châlons-sur-Marne un jugement du 17 février 1950 changeant son patronyme "Isaac" en "Pierre-Dac". Jean-Paul Barbier, Des Châlonnais Célèbres, illustres et mémorables, 2000.
- 2 - L'Os à moëlle, textes réunis et présentés par Michel Laclos, éd. Julliard / Le livre de poche
- 3 - La tombe de Marcel Isaac, avec cette inscription, est visible au cimetière du Montparnasse à Paris.
- 4 - Henriot abattu par la résistance le 28 juin 1944.
- 5 - M. Levy, "Pierre Dac, l'humour au Vitriol", dans Le journal de la Grande Loge de France, n° 83, avril 2008 (ISSN 1298-9010).



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