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Maurice Schiff



 
Paris 75011 - Paris
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Histoire
La famille Schiff habitait 43, rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement de Paris.

Né en juin 1939 à Paris, Maurice a 3 ans lorsqu'il est arrêté lors de la rafle du Vel d'Hiv, le 16 juillet 1942, avec sa mère, Jacheta née Brzozek en 1905 à Kaluszyn (Pologne), son frère Édouard de presque 2 ans son aîné, né le 30 octobre 1937 à Paris, dans le 12e arrondissement et d'autres membres de sa famille.

Maurice connaîtra les camps de Pithiviers et de Drancy-antichambre d'Auschwitz. Tandis que tous ses proches seront déportés à Auschwitz le 28 août 1942 par le convoi n° 25 (1000 déportés, 8 survivants en 1945).

Son père, Hillel Schiff avait été arrêté après sa démobilisation des Combattants Volontaires Étrangers Juifs en aout 1941, ainsi que son oncle Pinkus Brzozek.  Ils seront envoyés à Drancy puis à Compiègne avant d'être déportés par le convoi n° 2 du 5 juin 1942 (1 000 déportés, 32 survivants à la Libération).

Maurice à une chance extraordinaire qui ne le quittera jamais plus.
Envoyé le 3 septembre 1942 à l'hôpital, suite à un coup de crosse d'un "brave" gendarme français, il sera "libéré" le 22 avril 1943.
Placé dans le home d'enfants de Neuilly-sur-Seine, il en sera extrait 5 jours plus tard par un couple de Juifs Français (originaires de Constantine en Algérie)...

Après la guerre, Raymond et Marcelle Parenti, ses sauveurs, le surnommeront "Maurice la Baraka" car, quelque part, il leur a également porté chance. En effet, habitant en plein cœur de Paris derrière l'opéra Garnier et les Galeries Lafayette, rue Taitbout, ils furent maintes fois inquiétés...

Seul son père Hillel est rentré des camps d'extermination en 1945.

Maurice n'a de cesse de témoigner. Le plus souvent il le fait seul. Il a tant de choses à dire sur lui, sa famille, des membres de sa famille qui furent résistants, etc.

Son autobiographie voit une partie de la recette reversée à l'AFMD, Association de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Drôme-Ardèche.

27/08/2009
Lien : Éditions Harmattan

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Titre

Histoire d'un bambin juif sous l'occupation nazie

Histoire d'un bambin juif sous l'occupation nazie

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Auteur   Maurice Schiff  
Édition   L'Harmattan. Coll. Mémoires du XXe siècle  
Année   1993  
Genre   témoignage  
Description   Préface d'Henri Bulawko

En 1942, Maurice Schiff a trois ans. Né de parents Juifs, il est, ainsi que toute sa famille, menacé. Raflé et conduit avec quelques membres de sa famille au Vel' d'Hiv", il se retrouve à Drancy... puis c'est l'incroyable sauvetage in extremis par des gens merveilleux chez qui il sera recueilli pendant les années d'occupation.
Après la guerre, l'enfant retrouve son père, unique survivant de sa famille, mais les retrouvailles ne vont pas sans tiraillements.
Tout au long de ce roman vécu et écrit avec une grande sensibilité, le bonheur de vivre balaie la tristesse. Mais l'innocence de l'enfant accuse d'elle-même le massacre des innocents.

ISBN : 2-7384-1963-1 • 1993 • 239 pages
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Maurice Schiff, Poète (Page de Maurice Schiff, sur le site de l'Harmattan )
2 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
3 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
4 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
5 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
6 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
7 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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