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Marie-José Chombart de Lauwe



 
Île-de-Bréhat 22870 - Côtes-d'Armor
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Marie-José-Chombart-de-Lauwe
Portrait de Marie-José Chombart de Lauwe par Francine Mayran
source photo : © Col. Francine Mayran
crédit photo : D.R.
Marie-José-Chombart-de-Lauwe
Marie-José Chombart de Lauwe, 2007
source photo : Quezalou
crédit photo : Domaine public
Histoire
Marie-José Wilborts entre en Résistance contre l'occupant nazi et les collaborateurs français dès l'âge de 17 ans, en Bretagne.

Fille d'Adrien, Philippe, Joseph Wilborts, médecin pédiatre à Paris, brûlé par les gaz des tranchées de la Première Guerre mondiale, elle passe ses vacances dans les Côtes-d'Armor, à Bréhat, où vit sa grand-mère paternelle. En 1936, son père prend une retraite anticipée et toute la famille déménage à Bréhat. Âgée de 12 ans, Marie-Jo poursuit ses études par correspondance. Puis vient la Drôle de guerre. L'adolescente est en première à Tréguier. À l'été 1940, c'est la débâcle. Les troupes allemandes débarquent à Bréhat, réquisitionnent les maisons. Chez Marie-Jo, on écoute la voix de Londres depuis une radio cachée derrière un tableau. Des Bréhatins se préparent à résister. Les bateaux partent à la rame, les nuits sans lune, pour rejoindre l'Angleterre. En dépit du danger, Marie-Jo commence à transporter des messages : "Malgré mon jeune âge, je ne faisais pas ça naïvement. Les exécutions sont arrivées très vite, le contexte était pesant, nous mesurions les risques."

À l'automne 1941, elle entreprend ses études de médecine à Rennes et se procure un Ausweiss (laissez-passer) qui lui permet de circuler en zone interdite sur la côte. Elle fait partie du réseau Georges France 31. Glissés dans ses cahiers d'anatomie, les plans de défense côtière passent au nez et à la barbe de l'ennemi. Ils sont ensuite acheminés jusqu'aux Alliés, en Angleterre. À Rennes, les membres du réseau se donnent rendez-vous au café de l'Europe et de la Paix. En 1941, les résistants de la côte sont arrêtés. Le groupe rennais tient encore. Mais le nouvel agent de liaison, "Georges", est un agent double. Il infiltre les résistants et les dénonce. Marie-Jo est arrêtée, le 22 mai 1942, chez sa logeuse. Devant la maison, une traction noire l'attend. Elle a juste le temps d'écrire un mot sur la table de la cuisine : "Je suis arrêtée. Prévenir famille et amis."

Emprisonnée à Rennes, puis à Angers. Elle y retrouve ses parents et onze autres membres de son réseau de renseignements et d'évasions.

Elle est ensuite transférée à la Santé (où elle côtoie Marie-Claude Vaillant-Couturier et France Bloch-Sarrazin, puis à Fresnes.

Marie-Jo est condamnée à mort, peine commuée en déportation (transport parti de Paris le 26 juillet 1943 (I.118) avec sa mère Suzanne, Sidonie, née Saint-Martin ou Gibbons le 10 janvier 1890 ou en 1891 à Paris où elle décéda en 1957, sage-femme, qui avait été infirmière de guerre en 1914-1918) à Ravensbrück d'abord, puis Mauthausen où elle est transférée le 2 mars 1945 et d'où elle sera libérée le 21 avril et évacuée vers la Suisse par la Croix-Rouge internationale.

Son père, invalide de la guerre 14-18, décède à Buchenwald en février 1944.

En septembre 1944, elle est affectée à la "Kinderzimmer" (block des nourrissons), le block 11.1 Elle assiste également à la stérilisation des Tziganes et témoignera contre Franz Suhren, commandant du camp.

Revenue des camps de la mort, elle se reconstruit et reprend ses études de médecine. Elle se marie avec Paul-Henry Chombart de Lauwe. De leur union sont nés quatre enfants (Marie, Noëlle, Jean-Marie et Pascal). En 1954, elle entre au CNRS et travaille avec le professeur Heuyer, chef de service de pédopsychiatrie à l'hôpital de la Salpêtrière.

Adhérente de la Ligue des droits de l'homme, elle fait partie de la présidence collégiale de la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes ) et depuis 1996 assure la présidence de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

12/09/2010
Lien : Wikipedia

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Titre

Toute une vie de résistance

 Toute une vie de résistance

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Auteur   Marie-José Chombart de Lauwe  
Édition   Pop'Com  
Année   2002  
Genre   témoignage  
Description   Entrée en résistance contre l'occupant nazi et ses complices français dès l'âge de 17 ans, Marie-Jo Chombart de Lauwe est arrêtée le 22 mai 1942. Elle a moins de 19 ans. Emprisonnée à Rennes, puis à Angers, la Santé et Fresnes, elle sera déportée à Ravensbrück et Mauthausen. Un parcours que bien d'autres femmes ont connu. Mais dès son retour, alors que tout son être brûle encore des douleurs accumulées, elle rédige des notes pour retracer son vécu. Elle n'a que 22 ans et chaque phrase écrite difficilement hurle la détresse et l'espoir, le courage, la colère, les désillusions, l'angoisse, l'amitié et tant d'autres sentiments exacerbés par des conditions de vie effroyables. Il fallait publier ce témoignage brut, écrit à chaud et bouleversant de vérité. Voici le quotidien angoissant des prisons, les bébés de Ravensbrück qui ressemblent à des vieillards et meurent les uns après les autres, le courage et la haine des déportées, parfois aussi leur renoncement, la bestialité des bourreaux, la vie quotidienne dans un Revier, l'extraordinaire attachement qui unit Marie-Jo et sa mère, déportées ensemble et qui resteront ensemble jusqu'au bout, tandis que le père disparaît à Buchenwald. Aucun effet dans ce texte, la parole nue, magnifique chant d'amour pour l'être humain en général et ses camarades de déportation en particulier. Un cri de souffrance souvent, de confiance toujours. À un tel récit rédigé sans recul, Marie-Jo ajoute une réflexion personnelle qui englobe toute sa vie, totalement fidèle aux valeurs humaines de la Résistance et de la Déportation. Jean-Pierre Vittori Biographie de l'auteur Marie-José Chombart de Lauwe est présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, membre de la présidence de la Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP), coprésidente de l'Amicale de Ravensbrück. Directeur de recherches honoraire au CNRS, spécialiste de l'enfance et de l'adolescence auxquelles elle a consacré plusieurs ouvrages, elle a également écrit de nombreux documents sur le racisme et l'extrême droite. ISBN-10: 2914676042 ISBN-13: 978-2914676045  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Mémoire, résistance et déportation 22 (Association lycéenne pour la mémoire de la résistance et de la déportation. )
2 Un canton breton en 1939-1945 (Vous trouverez des extraits audio de témoignages d'anciens qui ont vécu la guerre 39-45 en Centre-Bretagne. L'un des témoignages évoque l'aide apportée par le secrétaire de mairie de Plouguenast à deux familles juives.
Plus de 200 témoignages ont été collectés à l'échelle d'un canton rural pour l'écriture du livre "Un canton breton en 1939-1945. Plouguenast". Une véritable immersion dans la vie de l'époque. 2013)

Notes

- 1 - Il est difficile de dire combien d’entre eux sont nés en déportation, mais les travaux entrepris par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation a pu recenser 24 enfants, dont 14 garçons et 9 filles, nés de mères déportées de France. Trois enfants nés à Ravensbrück sont revenus de déportation : Sylvie Aymler (03/1945), Jean-Claude Passerat (11/1944), Guy Poirot (03/1945).



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