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Joseph Bialot



 
Paris 75000 - Paris
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Joseph--Bialot
Joseph Bialot
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
La famille Bialobroda, originaire de Pologne émigre à Paris en 1929.
Elle s’installe en France dans le quartier de Belleville.

En 1940 lors de l’armistice la famille se retrouve à Pau, puis est assignée à résidence par la Préfecture des Basses-Pyrénées à Nay, situé à vingt kilomètres de Pau et de Lourdes.

Début 1942, Joseph Bialobroda, dix-huit ans, est affecté sur ordre de la Préfecture dans une compagnie de travailleurs étrangers à Louvie-Juzon.
Par l’entremise d’un camarade belge il fait connaissance de Léonce Souverbielle*, âgé de dix-neuf ans, qui lui établit un contrat de travail dans l’entreprise de son père.

Il loge à Nay chez les parents Souverbielle et travaille à Coarraze.
Quelques jours avant Noël, Joseph est convoqué pour se présenter au camp de Gurs.
Décidé à rejoindre la zone italienne réputée plus clémente, il achète sa première « fausse carte d’identité » et explique la situation à son patron, Léonce Souverbielle*, en qui il a toute confiance.
Celui-ci va à la mairie et lui ramène l’acte de naissance de son frère Jules, le certificat de première communion de celui-ci ainsi que sa carte d’alimentation et Joseph peut ainsi gagner Grenoble.

Pendant des mois, chaque semaine Léonce Souverbielle* rend visite aux parents de Joseph et veille à les ravitailler jusqu’à leur départ pour Grenoble.

Cette nouvelle identité protège Joseph quelques années, mais le 24 juillet 1944, il tombe dans le piège d'un contrôle d'identité en se rendant à un rendez-vous clandestin. Il est déporté à Auschwitz, où il passe six mois. Il est libéré par l’Armée rouge en 1945.
Joseph dira : "On ne se remet jamais d'avoir vu ce qu'aucun humain ne devrait voir".
À sa sortie, alors qu'il a vingt et un ans, Joseph rejoint l'entreprise de tricot de ses parents, qu'il a miraculeusement retrouvés.

Joseph Bialobroda deviendra Joseph Bialot, auteur de polars, et restera en relation avec Léonce Souverbielle* et sa famille.

En 1978, il se lance dans la rédaction d'un roman policier ayant le Sentier pour théâtre : Le Salon du Prêt à Saigner. Suivent une vingtaine de polars et un roman historique en deux parties Le Vent du Sud.
À quatre-vingt ans, il publie deux récits sur son expérience concentrationnaire, C'est en Hiver que les Jours Rallongent et La Station Saint-Martin est Fermée au Public.

27/04/2009

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Titre

186 marches vers les nuages

186 marches vers les nuages

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Auteur   Joseph Bialot  
Édition   Métailié  
Année   2009  
Genre   Roman  
Description   Berlin à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bert Waldeck, 40 ans, a passé onze années dans des camps nazis au titre de schutzhäftling, détenu de sécurité enfermé sans jugement. Après avoir survécu au naufrage des bateaux cages, bourrés de déportés, navires coulés par les Anglais, il retrouve sa ville natale, début mai 1945.
Un officier américain le récupère pour l'aider à retrouver un certain Hans Steiner, recherché comme criminel de guerre. Au cours de cette recherche, Bert va se rendre compte qu'il n'est qu'un instrument manipulé entre les mains des GI's et que le but de son travail n'a rien à voir avec le châtiment des SS. Et Bert va se révolter...
L'histoire met en parallèle la vie et le destin du rescapé des camps et d'un capitaine SS qui fut son ami d'enfance. Le récit avance, jumelé, et permet d'imaginer ce que fut la vie en Allemagne de 1918 à 1945 à travers les bombes, les horreurs de toutes sortes, l'obscur héroïsme de certains, sans oublier une petite lueur d'espoir : l'amour. 186 marches vers les nuages est à la fois un roman historique, un roman d'espionnage dans une ville qui fut une grande capitale, dont au début du récit il ne reste rien. Et la guerre froide pointe son nez à l'horizon...

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Titre

C'est en hiver que les jours rallongent

C'est en hiver que les jours rallongent

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Auteur   Joseph Bialot  
Édition   Seuil  
Année   2005  
Genre   témoignage  
Description   Déporté au camp d'Auschwitz en août 1944, à l'âge de vingt et un ans, Joseph Bialot a attendu près de soixante ans pour livrer son témoignage sur cette période. Sobrement, il restitue ici le vécu concentrationnaire et s'efforce de traduire la " mort intérieure ", le deuil de soi-même qui en résulte. Cherchant à comprendre les rouages de l'organisation des camps, il décrit les comportements des différentes communautés de déportés et de leurs bourreaux. Et ranime le souvenir inoubliable de quelques héros anonymes, capables de puiser au plus profond d'eux-mêmes la volonté de demeurer humains face à l'innommable
 

Titre

La station Saint-Martin est fermée au public

La station Saint-Martin est fermée au public

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Auteur   Joseph Bialot  
Édition   Fayard  
Année   2004  
Genre   roman  
Description   A la fin de la Seconde Guerre mondiale, un jeune homme agonisant est ramassé par des soldats américains sur une route allemande parsemée de cadavres. Surnommé Alex, il a tout oublié de l'enfer qu'il a traversé. jusqu'à son propre nom. La seule identité qui lui reste, c'est un matricule tatoué sur l'avant-bras gauche. Auschwitz. Soigné par des médecins militaires français, il réapprend à vivre et découvre l'amour avec son infirmière. Lentement, reviennent par bribes les images de son passé : l'arrestation, la détention au camp de Gurs, dans les Pyrénées, et sa déportation. Au gré de son errance dans un Paris qui, comme lui, veut panser les plaies de la guerre, les éléments épars de son existence reprennent chair. Un nom frappe sa mémoire, celui d'une station de métro, disparue au moment de la mobilisation générale. La retrouver, c'est renouer les fils d'une mémoire occultée, refaire le chemin qui mène jusqu'à soi-même.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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