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Jacqueline Grossman



 
Paris 75000 - Paris
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Jacqueline-Grossman
AUto-portrait de Jacqueline Grossman, 2009
source photo : Arch. J. Grossman
crédit photo : D.R.
Jacqueline-Grossman
Jacqueline Grossman, 11 ans
source photo : Coll. Massing
crédit photo : D.R.
Histoire
Joséphine Rios*, une femme énergique et courageuse, tenait un salon de beauté et de coiffure à Bagnères-de-Luchon, station thermale située à la frontière espagnole surnommée « la reine des Pyrénées ». Après avoir épousé M. Kirsch, elle s'était mariée en seconde noce avec Simon Cohen, un avocat juif brillant probablement actif dans la résistance et était impliqué dans le Comité d'assistance aux réfugiés d'Allemagne (CAR) fondé en 1936. Le CAR prendra la succession du "Comité national de secours", présidé par Robert de Rothschild.
 
Anna née Gelsman et son mari Simon Grossman et leurs trois filles Jacqueline née en 1931, Eveline née en 1937 et Paulette née en 1938 habitent à Paris. 
Simon était né en Autriche en 1898 et Anna en Pologne en 1902. Ils se sont connus à Paris et se sont mariés en 1923.
Au début de la guerre, Simon emmène toute sa famille en zone libre afin de leur trouver un endroit pour se cacher. Pendant l’été 1940, ils vont en direction de Montauban et y restent quelques semaines. Puis ils vont s’installer en Haute-Garonne à Luchon, un petit village en montagne situé près de la frontière espagnole. En 1941, 
Simon Grossman qui est lié à des réseaux de résistance fait obtenir des faux papiers pour sa famille au nom de Simon afin qu’elle puisse se mélanger aux autres habitants sans éveiller de soupçons.
A Luchon, la famille se lie d’amitié avec Joséphine Rios* qui possède localement un salon de beauté. A cette époque, elle se fait appeler "Jolie Kirsh", au nom de son premier mari. Chrétienne, elle vit avec Simon Cohen, un avocat juif résistant. Joséphine Rios* est une brave femme, gentille, intelligente et courageuse qui fait également partie de la résistance. 
A la fin de l’été 1942, la situation s’aggrave pour les Juifs. Le nombre de rafles augmente et il y a de nombreux soldats allemands dont le rôle est de surveiller la frontière avec l’Espagne car beaucoup de personnes tentent de la traverser pour s’y réfugier.
 
A la fin de l'été 1942, Josie Rios* va tout mettre en oeuvre pour sauver Anna et Simon Grossman et leurs filles Jacqueline, Paulette et Eveline en les cachant d'abord dans la cave du salon de beauté derrière des caisses en bois et y reste quelques jours jusqu’à ce que Simon Grossman trouve un autre lieu plus sûr en attendant de passer en Espagne. Entretemps, Joséphine Rios* fait courir la rumeur comme quoi la famille Simon Grossman a quitté le village.
 
Lorsque la situation devint dangereuse, elle emmène les parents se mettre à l'abri tandis que les trois filles sont placées dans une ferme près de Toulouse où elles resteront de septembre  à fin 1942. Elle accroche un crucifix au cou de Jacqueline. Joséphine raconte que les trois fillettes sont ses enfants qui ont besoin de bons soins pendant qu’elle-même travaille. Les fermiers n’ont jamais su que les fillettes sont juives. Les enfants vont à l'école et à l'église tous les dimanches.
Alors que les vacances scolaires de décembre 1942 venaient de commencer, Josie Rios* vint chercher les trois filles en voiture et les fait passer par la route de Bossot pour rejoindre sa maison où les attendaient leurs parents. 
 
Les fillettes ne retournent pas à la ferme. Joséphine Rios* prépare la traversée de la frontière. Elle habille chaudement les enfants et les conduit jusqu’au lieu de rendez-vous avec le berger-guide de montagne qui doit les conduire en Espagne. Elles y arrivent saines et sauves. 
Pendant ce temps, les parents restent cachés chez Joséphine Rios*, jusqu’en novembre 1942.
Trois jours avant Noël 1942, Josie Rios* conduit la famille jusqu'à la gare de Tarascon-sur-Ariège et les confie à un passeur qui les fera passer en Espagne.
La famille se trouve à nouveau réunie.
 
Après la guerre, ils rentrent de Barcelone et arrivent à Bagnères-de-Luchon pour récupérer leur trésor bien enfoui et retrouvé intact dans le jardin de Joséphine Rios*.
 
Suite aux rumeurs sur le fait que l’ Espagne risque de livrer les juifs aux autorité allemandes, les parents de Jacqueline décident d’envoyer leurs filles aux Etats Unis, à Philadelphie où la maman a de la famille qui pourra accueillir les fillettes. Elles embarquent sur le SS Serpa Pinta en 1943 avec d’autres réfugiés. Agée de 12 ans, Jacqueline y rencontrera son mari, Alan Massing à Cleveland en 1943.
Les parents ne pourront les rejoindre que quatre ans plus tard en 1947.
 
Vingt ans plus tard,  Jacqueline revient à Luchon pour remercier Joséphine Rios* qu’elle appelait « Josie » pendant la guerre, sa deuxième mère, d’avoir risqué sa vie pour sauver la vie de sa famille.
 
Le 17 juillet 2018, Yad Vashem  décerne le titre de Juste parmi les Nations à Joséphine Rios épouse Cohen*.

25/09/2019

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Titre

Chased by demons

Chased by demons

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Auteur   Jacqueline Grossman  
Édition   Aventine Press  
Année   2009  
Genre   témoignage  
Description   How I Survived Hitler's Madness In My Native France

On June 14, 1940, eight-year-old Jacqueline witnesses the Nazis march into her beloved, native Paris. In that grim moment, her cherished childhood is wrenched from her. Now, she's a despised Jew. To avoid Hitler's killing camps, her family opts for the dark pit of subterfuge and fear that follow: life on the run. After two years, there's nowhere left to hide. Desperate decisions are made. Then, a life-defining oath wrenched from her, makes eleven-year-old Jacqueline the surrogate mother of her two younger siblings on their way to a new continent, a new culture, and new conflicts.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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