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Henri Borlant



 
Paris 75013 - Paris
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Henri-Borlant
Henri en juin 1942
source photo : © Col. Henri Borlant
crédit photo : D.R.
Henri-Borlant
Portrait d'Henri Borlant par Francine Mayran
source photo : © Col. Francine Mayran
crédit photo : D.R.
Histoire

Témoignage d'Henri Borlant

Né à Paris dans une famille d'immigrés juifs russes de neuf enfants, Henri Borlant a 12 ans en 1939. Aron, Rachel et leurs 9 enfants habitaient à Paris, 159, rue du Château des Rentiers, dans le 13e arrondissement. Le 13e arrondissement de Paris ayant organisé l'évacuation de ses familles nombreuses juste avant la déclaration de guerre, les Borlant sont réfugiés à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). Les enfants sont scolarisés dans l'école catholique du village et baptisés.

Le 15 juillet 1942, veille des rafles du Vél d'Hiv à Paris, des Allemands arrêtent une partie de la famille.
Emprisonnés au Grand Séminaire d'Angers, Henri, 15 ans, né le 5 juin 1927, son père, Aron, né à Novoe Mayatchika (Ukraine) le 1er avril 1888, tailleur, son frère Bernard, 17 ans, né le 31 mars 1925, et sa sœur Denise, 21 ans, née en 1921, sont déportés le 20 juillet par le convoi n° 8 d'Angers vers Birkenau (Auschwitz II), en Pologne. "Le grand camp où il y aura plus de 100 000 personnes, avec plusieurs crématoires et chambres à gaz, n'existait pas encore, puisque c'est nous qui le construirons", témoigne-t-il.
Victime très tôt du typhus et de la dysenterie, il vivra l'enfer dans trois camps, échappant de justesse aux sélections du docteur Mengele pour la chambre à gaz.
Son père, Aron, son frère, Bernard, et sa sœur Denise mourront à Auschwitz.
Le 3 avril 1945, Henri s'évade avec un ami du camp d'Ohrdruf, annexe de Buchenwald (Allemagne), que les nazis évacuent.

Réfugiés chez un boucher antinazi, ils voient débarquer les premiers soldats américains, qu'ils amènent au camp d'Ohrdruf, jonché de cadavres. Alerté, l'état-major américain découvre l'horreur nazie dans ce camp.

Après-guerre, atteint par la tuberculose, Henri se lance dans des études de médecine et épouse une Allemande. Le docteur Borlant a mis du temps avant de revenir à Birkenau. "On oublie aussi pour survivre", estime-t-il.

Dans les années 1980, il s'engage dans l'association Témoignage pour mémoire, puis au sein de la Fondation pour la mémoire de la déportation. Il dit continuer aujourd'hui à chercher le pourquoi de l'Holocauste et des autres génocides.

Témoignage à la CCI du Maine-et-Loire. "Histoire et mémoire de la Shoah. Devoir de mémoire" au Centre Pierre Cointreau, 132 avenue Delattre de Tassigny à Angers en mars 2010.

10/09/2011
Lien : Comité français pour Yad Vashem

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Titre

Merci d'avoir survécu

Merci d'avoir survécu

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Henri Borlant  
Édition   Seuil  
Année   2011  
Genre   témoignage  
Description   Juillet 1942. À la veille de la rafle du Vel' d'hiv', Henri Borlant et sa famille vivent depuis trois ans dans une bourgade près d'Angers. Émigrés russes d'origine juive, les parents sont avant tout des français, naturalisés par décret peu avant la naissance d'Henri. Le père est tailleur. Ils ont neuf enfants. A la rentrée scolaire ces derniers sont inscrits d'office à l'école libre où ils reçoivent l'enseignement catholique. A la demande de l'abbé qui leur fait la classe, ils sont baptisés. A 13 ans, Henri devient catholique pratiquant. Le 15 juillet 1942 des soldats allemands l'arrêtent, lui, son père, son frère 17 ans et sa sœur 21 ans. Ils sont déportés directement d'Angers au camp d'Auschwitz Birkenau. Henri ne les reverra jamais. Il survit 28 mois à la faim, au froid, aux coups, aux humiliations, à la tuberculose, aux massacres quotidiens et aux fréquentes sélections pour la chambre à gaz. Fin octobre 1944 le camp est évacué vers l'Allemagne à l'approche de l'armée soviétique. D'Ohrdruf, qui dépend de Buchenwald, Henri réussit à s'évader à la veille de l'arrivée des Américains. 15 jours plus tard, il est à Paris où il retrouve sa mère et cinq de ses frères et sœurs. A 18 ans, il surmonte tous les obstacles et démarre ses études secondaires. Deux ans et demi plus tard il obtient son bac et entre à la faculté de médecine. Installé comme généraliste à Paris depuis 1958, il rechute de la tuberculose en 1974. Un long traitement induira un état dépressif. Il entreprend une psychanalyse. En 1992 on lui demande pour la première fois de témoigner. Depuis il n'a plus cessé de le faire publiquement, aussi bien en France qu'à l'étranger.  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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