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Albert Grunberg



 
Paris 75005 - Paris
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Histoire

Albert Grunberg, né 1898 en Roumanie, avait perdu ses parents lorsqu'il avait 4 ans. Elevé par son frère Sami, ils arrivèrent en France en 1912.

Engagé volontaire lors de la Première Guerre mondiale, il habitait à Paris. Autodidacte, il devient garçon coiffieur à Montreuil. C'est là qu'il rencontre Marie Marguerite Durant, originaire du Cantal, une française non-juive née en 1893.

Ils se marient le 24 avril 1919. Leur fils Robert naît en 1919 et Roger naît en 1926.

Propriétaire du salon de coiffure qu'il exploite avec son épouse au 8, rue des Ecoles dans le 5e arrondissement de Paris, il habite au 14.

Au printemps 1942, Albert Grunberg parvient à faire passer la ligne de démarcation à fils Robert pour le faire passer à Chambéry où il trouve du travail. En septembre 1942, ce sera le tour de Roger.

Albert continue à travialler avec son épouse au salon de coiffure, mais craignant d'être arrêté, il dort avec son frère Sami dans une petite chambre du 6e étage au dessus du salon de coiffure.

Le 24 septembre 1942, trois policiers français viennent arrêter Albert Grunberg parce que Juif, à son domicile, 14 rue des Écoles à Paris.

Il réussit à échapper à la vigilance de ses gardiens et se réfugie dans une chambre du sixième étage de l'immeuble voisin où se tient son salon de coiffure - cache qu'il avait préparée, conscient du danger qui pesait sur les Juifs étrangers à Paris.

Jusqu'au 23 août 1944, il ne quittera plus cette pièce, protégé par Hélène Oudard*, la concierge de l'immeuble, par de nombreux voisins. Son épouse Marguerite continue d'exploiter le salon.
Albert Grunberg n'aurait pas survécu sans le dévouement tranquille, inlassable, discret de ce petit réseau de complicité et de sociabilité d'une dizaine de personnes dans l’immeuble même où il se cachait qui, tout naturellement, ont nourri, soutenu matériellement et psychologiquement le reclus, au milieu de leurs propres difficultés et soucis.

Au soixantième jour de sa réclusion, Albert Grunberg décide de tenir un journal. Jusqu'à la Libération de Paris, il écrit la chronique d'un immeuble parisien sous l'Occupation : Journal d'un coiffeur juif à Paris sous l'Occupation.

Les deux tiers des Juifs de France qui ont échappé au massacre n’auraient pas survécu s’ils n’avaient trouvé, comme Albert Grunberg, des mains secourables.

03/07/2013

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Titre

Journal d'un coiffeur juif à Paris sous l'Occupation

Journal d'un coiffeur juif à Paris sous l'Occupation

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Albert Grunberg  
Édition   Atelier  
Année   2001  
Genre   témoignage  
Description   Le 24 septembre 1942, trois policiers français viennent arrêter Albert Grunberg, coiffeur juif émigré roumain, à son domicile, 14 rue des Écoles à Paris.
Conscient du danger mortel qu'il court, il réussit à échapper à la vigilance de ses gardiens et se réfugie dans une chambre du sixième étage de l'immeuble voisin où se tient son salon de coiffure.
Jusqu'au 23 août 1944, il ne quittera plus cette pièce, protégé par Madame Oudard, la concierge de l'immeuble, par de nombreux voisins et par son épouse Marguerite qui continue d'exploiter le salon.
Au soixantième jour de sa réclusion, Albert Grunberg décide de tenir un journal. Jusqu'à la Libération de Paris, il écrit la chronique d'un immeuble parisien sous l'Occupation.
Ce journal, dont ce volume publie les principaux extraits, met en évidence, dans leurs détails les plus quotidiens, les effets de la persécution subie par les Juifs sous l'Occupation.
Ce document rare livre, au jour le jour, les angoisses et les espoirs d'un homme traqué qui résiste au désespoir par l'écriture et l'humour.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )



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