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Albert Bigielman



 
Paris 75000 - Paris
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Albert-Bigielman
Albert et Henri Bigielman en juin 1942
source photo : Bigielman
crédit photo : D.R.
Histoire
Né le ler novembre 1932 à Paris. Fils de parents juifs polonais, il a un frère, Henri, né le 16 janvier 1938. Son père est repasseur dans un atelier de prêt-à-porter féminin. La famille habite le quartier de
Ménilmontant.
Son père, engagé volontaire, est fait prisonnier de guerre. Albert est arrêté, avec sa mère, le 4 février 1944 ; ils sont déportés à Bergen-Belsen, le 2 mai 1944, et ont tous deux survécu.
I1 est l'auteur du livre "J'ai eu douze ans à Bergen-Belsen" publié par les éditions Le Manuscrit en 2005.

21/06/2008

Source :
Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz
Lien : Cercle Shoah

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Arrestation d’une famille à Paris

[…] Nous avons été emmenés dans le camp de Drancy au matin du 5 février 1944. Dans la nuit du 4 au 5, les policiers français nous ont surpris, très brutalement, dans notre sommeil.
Notre porte a été fracturée. La peur m’a alors saisi. Les « vaches à roulettes (les policiers à vélo) » nous ont encadrés jusqu’au commissariat central du XXe arrondissement, des locaux au rez-de-chaussée de la mairie. Il faisait un froid sec, sans neige. Au bout d’un moment dans la nuit, sont arrivés des hommes de la Gestapo qui ont voulu regarder de près la liste des personnes prises en même temps que nous dans leur coup de filet.
Les Allemands se sont arrêtés sur les noms de Bigielman et fils.
Ils ont dit : « qu’avec un nom pareil, ils ne pouvaient pas être juifs et que l’on pouvait les relâcher ». Mais le policier français, tout à son zèle, a répondu textuellement, en parlant de mon patronyme : « Bigielman, il est sur ma liste, je le garde. »
Vers sept ou huit heures du matin, des autobus de la Compagnie du Métropolitain sont venus nous chercher. […]

Extraits de Bigielman, Albert, J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen, Paris, éditions Le Manuscrit, 2005 (Témoignages de la Shoah) pp. 60-61 et p. 72.

18/05/2009
Auteur : Albert Bigielman
Source :
Extraits de J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen

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Titre

J'ai eu douze ans à Bergen-Belsen

J'ai eu douze ans à Bergen-Belsen

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Albert Bigielman  
Édition   Le Manuscrit - FMS  
Année   2005  
Genre   témoignage  
Description   Présentation
Le récit de la vie d’Albert Bigielman est celui d’un « titi parisien » de Ménilmontant, né dans une famille juive émigrée de Pologne. La quiétude de son enfance est bouleversée par la déclaration de guerre : son père s’engage dans la Légion étrangère puis est fait prisonnier. Resté avec sa mère et son petit frère, Albert est le témoin de la transformation de son quartier sous l’Occupation et des persécutions antisémites, qu’il subit lui-même : il est finalement raflé avec sa mère (4 février 1944) et interné au camp de transit de Drancy durant trois mois. Le statut de prisonnier de guerre de son père lui vaut d’être déporté avec sa mère comme otage au camp de Bergen-Belsen. Là, il survit grâce à elle et son amour maternel.


Citation
" À Bergen-Belsen. L’appel du matin, hiver comme été, pouvait durer de deux à trois heures. Il se peut qu’il ait duré plus longtemps encore, certains jours. Les SS s’amusaient à le prolonger en faisant croire que les comptes étaient faux et devaient être refaits, plusieurs fois de suite. Au « garde-à-vous », en silence. Il y avait des coups donnés, des évanouissements, et des morts. Ces appels si longs, du fait de notre affaiblissement progressif, sont devenus de plus en plus pénibles. Mes pieds étaient glacés et engourdis, et ma tête vide.
Puis, dans la matinée, nos mères allaient rejoindre leurs commandos de travail. Certaines étaient affectées à des ateliers de découpe du cuir pour la confection de chaussures ou à des ateliers de vêtements destinés aux soldats allemands."
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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