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Berthe Falcman Burko



 
Paris 75002 - Paris
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Berthe-Falcman-Burko
Berthe Falcman
source photo : Coll. Yad Vashem
crédit photo : D.R.
Histoire
Berthe Burko-Falcman est née à Paris en 1935.
Ses parents, des ouvriers bundistes juifs polonais, étaient arrivés en France en 1933-1934.

Lors de la déclaration de la guerre, Aron Falcman s'engage et est démobilisé en juin 1940.

Le 14 mai 1941, lors du la rafle des étrangers, dite rafle du billet vert à Paris, son père, Aron Falcman fut arrêté et interné au camp de Pithiviers et à Beaune-la-Rolande avant d'être déporté sans retour vers Auschwitz.

En juin 1942, Mme Falcman avait envoyé sa fillette Berthe, âgée de 7 ans, en vacances en Normandie. Alors qu'elle devait rentrer début juillet, Aron écrit à sa femme du camp de Pithiviers et lui demande de laisser la fillette à la campagne, ce qu'elle fit. Cette famille très catholique souhaite baptiser l'enfant. Le curé refuse sans sans le consentement explicite de sa mère. Et sa mère refuse...

Le 16 juillet 1942, lors de la grande rafle du Vel d'Hiv à Paris, les policiers français viennent arrêter Mme Falcman.
Elle se débattit, affirmant avec force cris qu’elle ne bougerait pas sans sa fille, que son mari était interné... Les policiers tentèrent de la calmer et lui donnèrent le temps de préparer son bagage, lui promettant de revenir la chercher dans quelques heures.

Pendant qu’elle faisait sa valise, une amie juive polonaise est passée chez elle et l’a immédiatement emmenée chez des Juifs hongrois où elle va rester cachée quelques jours.

Elle saisit l’occasion pour s’enfuir et se rendit peu après en zone sud à Lacaune-les-Bains, non sans avoir prié son ami Henri Aendekerk* de veiller sur la petite Berthe, 7 ans.

Mme Falcman tente de rejoindre la zone dite libre non sans avoir prié son ami Henri Aendekerk* de veiller sur la petite Berthe, 7 ans. Elle trouve un passeur pour franchir la ligne de démarcation qui va lui faire faux bond après avoir été payé. Elle va tout de même tenter de passer en zone libre, mais elle se fait prendre.
En août 1942, Mme Falcman est envoyée dans un camp dit "de regroupement", situé à Pau.

Henri Aendekerk*, belge d’origine, non juif, employé des chemins de fer français, qui avait décidé de contribuer à sauver des enfants juifs après l’arrestation de sa femme, de sa déportation, veille sur Berthe et la change de famille pour la placer chez des résistants, Augustin* et Jeanne Devaux* à Villeray (Orne). Il prend très régulièrement de ses nouvelles et lorsqu'il apprend qu'Augustin veut baptiser la petite fille, il l'emmène. (Cette famille sera nommée Juste parmi les Nations pour avoir sauvé Herman Przedborski et son cousin, Lazare Lewin).

Juste après la première grande rafle en zone libre, Mme Falcman est assignée à résidence à Lacaune-les-Bains.1

Après 9 mois de séparation, Berthe rejoint sa mère à Lacaune le 15 février 1943, jour de son huitième anniversaire..
Mme Falcman, juive, athée et bundiste, inscrit sa fille à l'école des Soeurs de la Présentation à Lacaune.

A Lacaune Madame Falcman participait aux travaux des champs mais exerçait également ses talents de couturière ; elle cousait chez des particuliers à la journée.

Berthe deviendra d’abord institutrice d’école maternelle puis professeur de lettres dans l’enseignement secondaire.
Elle soutient une thèse sur Albert Cohen en 1973.2.

Elle est l’auteur de trois récits : La dernière vie de madame K., Paris, Hachette-Littérature,
1982 ; La chronique de la source rouge, Paris, Calmann-Lévy, 1984 ; L’enfant caché, Le Seuil, 1997.

01/11/2010

[Compléter l'article]
Louise Fourgassié*, agricultrice à Lacaune, habitait avec son mari et sa fille unique Jacqueline. 
En été 1942, les Fourgassié avaient employé pour des travaux saisonniers Mme Falcman et Mme Lichtensztejn, toutes deux juives polonaises qui s’étaient enfuies de Paris et avaient été assignées à résidence à Lacaune, après leur arrestation par les autorités françaises à Pau. 
En 1939, leurs deux maris avaient servi la France en s’engageant comme volontaires dans l’armée française. 
Démobilisés, Aron Szya Falcman, tailleur, né le 19 août 1907 à Strylow (Pologne) avait été arrêté le 14 mai 1941 lors de la rafle dite du billet vert et M. Lichtensztejn le 16 juillet 1942. Tous deux furent internés à Pithiviers d’où ils furent déportés sans retour. 
Les deux femmes avaient chacune une fille. Fanny Lichtensztejn avait 6 ans, et la fille de Rayzla Falcman née Guterman, Berthe Falcman, avait 7 ans. La petite Berthe Falcman était restée chez une nourrice en zone occupée. Sa mère la fit venir à Lacaune en février 1943, avec l’aide d’un ami belge Henri Andekerk. 
Cette communauté de sort avait lié les deux femmes et les incita à joindre leurs forces pour affronter l’adversité. Elles louèrent ensemble un petit appartement rue Peyruc où elles étaient voisines de Louise Fourgassié*. 
Les Juifs étrangers assignés à résidence avaient été victimes d’une première rafle en août 1942 qui éveilla la conscience des habitants au sort tragique des Juifs. 
En février 1943, ils furent la cible d’une seconde vague d’arrestation qui fit 118 victimes. 
 
Louise Fourgassié* prit alors sur elle de protéger Rayzla Falcman et Madame Lichtensztejn et les deux fillettes. Elle les cacha une première fois dans une maison de vacanciers dont elle était dépositaire des clefs. Toutes les quatre y restèrent cloîtrées pendant plusieurs jours jusqu’à la dissipation du danger et furent ravitaillées par ses soins. Elle les sauva une seconde fois en 1944, en les cachant dans un grenier à foin jusqu’à la fin de la rafle. Grâce à sa générosité et son courage, elles eurent la vie sauve.
 
Le 1er août 2002, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Louise Fourgassié* le titre de Juste parmi les Nations

20/08/2018

[Compléter l'article]

 


Titre

Un Prenom Republicain

Un Prenom Republicain

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Auteur   Berthe Falcman Burko  
Édition   Seuil  
Année   2007  
Genre   article de revue  
Description   « Un jour de la guerre d’Algérie, en 1958, une fin d’après-midi, je descendais la rue des Trois-Bornes où j’étais maîtresse d’école maternelle. Je m’étais attardée dans ma classe après la sortie des enfants. La rue était quasiment vide. À l’angle de l’avenue Parmentier, j’ai vu des hommes, les épaules basses, sans regard, des Algériens bousculés dans des fourgons par des policiers. Les rares passants, eux aussi sans regard. Sur le quartier, un silence lourd, sans rumeur. J’ai reconnu ce silence. Je l’avais entendu l’été 1941 quand des agents de police à pied, à bicyclette, arrêtaient des hommes qui débouchaient sur la place de la République. Depuis le square du terre-plein, je voyais ceux qu’on arrêtait, à qui ont faisait montrer leurs papiers. Certains repartaient, les autres, on les obligeait à grimper dans des autobus des Transports parisiens en stationnement. Ceux-là me faisaient penser aux hommes internés avec mon père à Pithiviers. » Brukhèlè est nommée d’un « prénom républicain » lorsqu’elle naît en France, de parents juifs polonais. La guerre lui enlèvera son père, assassiné à Auschwitz, mais lui permettra de survivre avec sa mère. C’est un récit sans haine et sans ressentiment, avec le souci de retrouver la vérité de ces moments tragiques et de comprendre ce qui les a rendus possibles.  

Titre

L'enfant caché

L'enfant caché

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Auteur   Berthe Falcman Burko  
Édition   Le Seuil  
Année   1997  
Genre   jeunesse  
Description   Peut-on vivre au grand jour quand on a été caché ? Comment la petite Estelle de la guerre peut-elle redevenir Esther ? Ce roman le raconte dans un récit double : le journal tenu par Esther et celui du narrateur, plus distant, font renaître le monde juif de l'après-guerre.

Berthe Burko-Falcmann a été assignée à résidence entre août 1943 et septembre 1944, et a échappé aux rafles grâce à la solidarité des habitants de Lacaune-les-Bains, où elle se trouvait avec sa mère. Son père est mort à Auschwitz. Berthe Burko-Falcman avait 10 ans à la libération. Par goût de la langue française, elle est devenue professeur, puis a publié des récits. Bien des années après la guerre, elle est retournée à Lacaune. Elle y a retrouvé son amie d'enfance, aujourd'hui charcutière, et reconnu des visages qui ne la reconnaissaient pas. Elle n'a jamais cessé de chercher une ferme où elle a passé quelques semaines cachée parmi ceux qui l'ont sauvée... C'est presque par hasard qu'elle a su qu'elle passait devant cette ferme plusieurs fois par jour, et retrouvé les enfants de la famille, aujourd'hui âgés de plus de soixante-dix ans.
Deux de ses romans (parmi de nombreux autres écrits) sont directement inspirés par son enfance.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - De 1942 jusqu’après la Libération, Lacaune a été Centre d’assignation à résidence pour plus de 750 Juifs originaires de divers pays européens.
Les rafles qui ont eu lieu en 1942 et 1943 ont conduit respectivement 91 et 29 d’entre elles vers les camps de la mort. Si d’autres ont réussi à fuir, la plupart sont demeurées sur place.
- 2 - B. Burko-Falcman, Quelques souvenirs du temps des juifs, in Cahiers de Rieu Montagné, n° 29, juillet 1989, p. 8.
Berthe Burko-Falcman, enfant cachée qui ne le savait pas, évoque dans L'enfant caché la difficulté à retrouver son identité quand on a été caché son un faux nom pendant les années d'enfance.



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