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Maine-et-Loire

Région :
Pays de la Loire
Département :
Maine-et-Loire

Préfets :
Pierre Ancel
(10/10/1938 - 16/08/1940) Préfet de Maine-et-Loire
Jean Roussillon
(16/08/1940 - 31/07/1943) Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1896-1970)
Pierre Daguerre
(14/11/1941 - 01/08/1943) Préfet délégué de Maine-et-Loire
Charles Donati
(01/08/1943 - 10/08/1944) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (né en 1891)
Michel Sassier
(15/09/1943 - 10/08/1944) Préfet délégué de Maine-et-Loire
Michel Debré
(10/08/1944 - 01/04/1945) Michel Debré dit Jacquier, Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1912-1996)
Michel Fourre-Cormeray
(10/08/1944 - 11/05/1945) Préfet de Maine-et-Loire
Alain Savary
(01/04/1945 - 11/05/1945) Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1918-1988)
Henri Piton
(11/05/1945 - 21/01/1946) Préfet délégué de Maine-et-Loire
Henri Piton
(15/05/1945 - 21/01/1946) Préfet de Maine-et-Loire
Georges Bernys
(21/01/1946 - 01/09/1947) Préfet de Maine-et-Loire

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Texte pour ecartement lateral

Saumur en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Saumur 49400
cf. Bagneux - Dampierre-sur-Loire - Saint-Hilaire-Saint-Florent - Saint-Lambert-des-Levées
Sous-préfecture : Saumur
- Maine-et-Loire
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Saumur en 1939-1945
Annonce dans le Petit Courrier du 20 mars 1942
source photo : Coll. Joseph-Henri Denécheau
crédit photo : D.R.
Saumur en 1939-1945
Hôtel de Ville
source photo : Ville de Saumur
crédit photo : D.R.
Saumur en 1939-1945
Annonce de la capitulation allemande (A.M.S., 5 H 12)
source photo : Coll. Joseph-Henri Denécheau
crédit photo : D.R.

Voir l'histoire du département du Maine-et-Loire
Histoire

La commune des Saumurois

Saumur est une commune du Maine-et-Loire, situé dansle Saumurois.

Le 1er février 1973, Saumur s'est associée à quatre communes limitrophes : Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées.

Lors du recensement de 1936, la commune comptait 17 158 habitants et 17 635 enn 1946.

17/10/2020

[Compléter l'article]

La Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes arrivent aux portes de la ville : les 786 élèves officiers de réserve de l’École de cavalerie, rejoints par les élèves sous-officiers de l’école de Saint-Maixent et une compagnie de tirailleurs nord-africains, soit environ 2 200 hommes sous les ordres du Colonel Charles Michon, tentèrent d’interdire le passage du pont à la première division de cavalerie allemande.

Dépourvus d'armements lourds et antichars, de blindés et d’appui aérien, ils résisteront à un ennemi bien supérieurement armé durant 36 heures, jusqu'au 20 juin ou l’ordre de retraite sera ordonné par le général Pichon. La résistance des officiers et de leurs élèves ont impressionné le général Feldt, commandant la division allemande, raison pour laquelle il fit libérer les prisonniers français début juillet1, ce qui leur permit de rejoindre la zone libre2.

Saumur fut considérablement endommagée lors des bombardements de 1940, et eut des dizaines de morts civils3, mais le château et la vieille ville ne furent pas touchés par les combats.

Le jeudi 1er juin 1944 et le lendemain, deux grands bombardements anglo-américains ont lieu : la gare est hors d'usage, les voies ferrées sont coupées, les arches du pont des Sept-Voies se sont effondrées. Des bombes à retardement explosèrent pendant vingt heures, tuant ou blessant nombre de résidents sortis des abris. Le bilan s’élève à 87 morts, et beaucoup plus de blessés. 

17/10/2020

[Compléter l'article]

Le statut des Juifs à Saumur

En octobre 1940, le statut des Juifs oblige les familles de la ville à se faire recenser.
En octobre-novembre 1940, leurs établissements sont signalés par une affichette jaune ; les autorités saumuroises n'en trouvent que trois (A.D.M.L., 97W39).
En décembre, les Roubakowitch doivent faire gérer leur magasin par un catholique. 
La loi du 22 juillet 1941 organise l'aryanisation de tous les biens juifs. 
 
Le magasin " A Jean Bart " situé 27 rue Saint-Jean et appartenant à un israélite d'Angers est exproprié. 
Le magasin de maroquinerie, " la Maison bleue ", également rue Saint-Jean, tenu par les Plotchenko et les Kluger, est mis en gérance. 
La villa " les Rosières ", 46 avenue du Docteur-Peton, doit être proposée aux enchères, mais l'opération est suspendue, car l'un des copropriétaires, Léon Dreyfuss, est prisonnier en Allemagne ; cependant, quand la Police des Questions juives, qui a une antenne à Angers, apprend que le reste de la famille s'est enfuie clandestinement le 20 août 1942, la maison est mise en vente. 
Une enquête est menée au sujet du " Palais du Vêtement ", 28 rue d'Orléans ; elle conclut que par suite d'une cession de capital, la société " le Vêtement moderne " ne peut plus être classée comme entreprise juive. 
Deux autres familles qui se sont enfuies ont laissé quelques meubles, qui sont liquidés. 
La banque Asch, société en nom collectif dirigée par Ernest Asch (1866-1947) et Jules Asch (1880-1957), déplacée de Strasbourg à Saumur fin août 1939, ne possédait que son mobilier de bureau ; Maître Leuret, le commissaire-priseur, qui lui succède au n° 2 de la rue Dupetit-Thouars, le vend aux enchères le 10 avril 1943 pour un montant de 5 470 F. 
Quant au domaine de Sainte-Radegonde, il est placé sous séquestre sans être vendu. 
Toutes ces opérations complexes n'intéressent pas les Allemands ; elles sont menées par les seules autorités françaises avec minutie et, comme on le constate, avec de faibles résultats. 
 
En même temps, des exclusions professionnelles interdisent aux Juifs les professions libérales et tous les métiers les mettant en contact avec le public.
Les derniers israélites de Saumur qui travaillent encore cessent leur activité.
 
La jeune polonaise Anna Rosenbach, 20 ans, ayant voulu travailler comme interprète à la mairie, avait été refusée en tant que juive ; elle trouve un emploi de couturière payé 120 F par semaine (environ 60 de nos euros), mais elle est congédiée en 1941, alors que cette activité n'est pas interdite par la législation et que ce renvoi pourrait être une marque d'antisémitisme ; quand elle renouvelle sa carte d'identité en juin 1941, elle est dispensée du paiement du timbre comme indigente (A.D.M.L., 120W63).
 
A cette époque, la plupart des Juifs restant à Saumur semblent réduits à la misère (les familles les plus aisées ayant quitté la ville en premier).
 
Après le séquestre du domaine de Sainte-Radegonde, Fritz Rotschild, de nationalité suisse, travaille, en avril 1942, chez un cordonnier de la rue du Portail-Louis.
 
Le gouvernement de Vichy durcit le statut juridique d'octobre 40 et annule les naturalisations prononcées dans l'Entre-deux-guerres.
 
Le docteur Daniel Rabitz, qui avait servi comme médecin militaire à l'Ecole de cavalerie et qui avait quitté Bagneux pour Brézé, perd la nationalité française et est menacé dans l'exercice de sa profession, dans laquelle il n'est toléré que par autorisations de deux mois renouvelables (A.D.M.L., 97W80).
Toutes les règles du droit français sont bafouées.
 
En conséquence du nouveau statut du 2 juin 1941, un nouveau recensement est opéré. A Saumur, le recensement du 29 juillet 1941 compte 41 noms (contre 77 en octobre précédent).
 
L'ordonnance allemande du 13 août 1941, interdit aux juifs de « détenir des postes récepteurs de TSF », sous le prétexte que les israélites écoutent des radios étrangères (A.D.M.L., 12W44).
A Saumur, les postes doivent être remis au commissariat ; le 29 septembre , Eprinchard en envoie six à la préfecture.
A Saumur, un septième poste est récupéré : Gaston Marché, Français de race aryenne, remet une radio de marque Oradyne qui lui a été confiée par son beau-père Roubakowitch, Juif de nationalité russe, actuellement interné dans un camp.
Plus tard, lorsqu'il est interdit aux juifs de posséder un téléphone, aucun poste ne sera remis au commissariat.
 
A partir du 7 février 1942, les juifs sont assignés à leur domicile de 20 h à 6 h du matin et n'ont pas le droit de changer de résidence. Cette contrainte est accompagnée de la menace d'internement dans un camp de concentration.
 
Les premières arrestations :
  • Salomon Eilstein, né à Varsovie en 1901, classé parmi les apatrides, installé en famille à Saint-Lambert-des-Levées avec les réfugiés de la région parisienne et touchant l'allocation de 12 F par jour versée aux évacués. Il est arrêté par la police française en septembre 1941 au titre des Juifs étrangers « en surnombre dans l'économie nationale », qui, selon la circulaire française du 28 avril 1941, peuvent être envoyés dans un camp de travail par décision discrétionnaire du préfet. Il est interné au camp de concentration de Beaune-la-Rolande et déportés sans retour vers Auschwitz le 28 juin 1942 par le convoi n° 5. Il est le premier déporté racial de l'agglomération saumuroise.
  • Néhémia Roubakowitch, juive d'origine russe, est appréhendé par la Feldgendarmerie le 24 juin 1941 (A.D.M.L., 120W63). Il est enfermé au camp de Royallieu à Compiègne. Son beau-frère, Ill Leib Berman est également enfermé à Royallieu. Ils seront transférés à Drancy et déportés sans retour à Auschwitz.
  • Eta Roubakowitch et ses deux filles cadettes sont également arrêtées un peu plus tard et enfermées au camp de Romainville ; elles rentrent à Saumur le 5 mars 1942, où elles sont sans ressources, aux dires du sous-préfet.
Après les premières arrestation, beaucoup de Juifs réfugiés à Saumur cherchent à fuir.
Certains partent avec des papiers en règle, les Schmidt et les Klauber pour Le Puy, les Weyl pour Lyon.
D'autres disparaissent sans laisser d'adresse et ont sans doute passé clandestinement la ligne de démarcation, les Lévy, Caroline Gougenheim et Alexandre Asch, les Zivy-Metzger installés à Bagneux ; au total, 26 personnes clairement identifiées quittent l'agglomération saumuroise avant l'été 42.
 
La recherche de juifs clandestins
 
Les services allemands et la 3ème division du 1er bureau de la préfecture mettent une ardeur égale à rechercher des Juifs non déclarés.

L'étoile jaune

Etape décisive dans la stigmatisation des Juifs et dans le processus d'élimination, l'obligation du port de l'étoile jaune, " l'insigne des Juifs " dans le langage officiel, est une opération longuement préparée.

Elle est précédée par une mise à jour des listes, qui regroupent alors 43 Juifs dans la commune de Saumur et 4 dans les communes associées.

Chaque Juif de plus de 6 ans devra porter l'étoile à partir du 6 juin 1942 ; il en recevra trois exemplaires contre un point textile ; l'étoile devra être cousue.

Le commissaire Eprinchard, chargé de l'opération pour tout l'arrondissement reçoit 270 insignes, donc pour 90 personnes, mais des Juifs ont disparu.

Le 8 juin 1942, Daniel Pélisson, un des chefs locaux de la collaboration, écrit au sous-préfet pour dénoncer l'ex-rabbin Lévy-Strauss, qui porterait au-dessous de son étoile une brochette de médailles (A.D.M.L., 97W26).

Le dimanche 7 juin se déroule en ville la traditionnelle procession de la Fête-Dieu. Sous le dais, un prêtre revêtu de ses ornements d'apparat. Sur le trottoir, un rabbin, Henri Lévy, ancien aumônier de l'Armée d'Orient, qui arbore sa Légion d'honneur et sa Croix de Guerre au-dessous de son étoile. Le prêtre s'arrête et, derrière lui, la foule des fidèles. Il s'approche du rabbin et lui étreint longuement la main avant de continuer la procession.

La rafle du 15 et du 16 juillet 1942

La vaste rafle, lancée à Paris et baptisée " Vent printanier " par les nazis et " rafle du Vel d'Hiv " par les Français, se déroule à partir de la veille en Anjou, dans la soirée du 15 juillet et à l'aube du 16.

Les rapports du commissariat de Saumur, rendent compte de toutes les arrestations opérées (A.D.M.L., 97W39). Au cours de la nuit, la Feldgendarmerie arrête dans Saumur 12 Juifs, 5 étrangers et 7 autres qui avaient la nationalité française en 1940.

Dans les communes associées, elle arrête également la jeune Jany Schwab, nurse à Dampierre, et, à Saint-Lambert, les deux membres restants de la famille Eilstein.

D'après le commissaire Eprinchard, cinq autres personnes figuraient sur la liste , dont la famille Meier qui sera arrêtée à Sainte-Radegonde et Fany Schwab, qui résidait à Dampierre, est arrêtée parce que juive.

Les arrestations se sont déroulées sans éclat et sans incident notable.
Les personnes arrêtées sont conduites dans l'Ecole de cavalerie. Elles y retrouvent les personnes arrêtées dans tout l'arrondissement. Le groupe de 54 personnes est conduit en camion vers le grand séminaire, rue Bara, à Angers. Le 20 juillet, ils sont déportés vers Auschwitz par le convoi n° 8, comprenant 824 personnes. Seules 15 personnes de ce convoi survivront, aucun Saumurois parmi elles.

Départs clandestins

Les familles juives de souche alsacienne et lorraine quittent clandestinement Saumur dès 1941 mais également durant l'été 42. Dans son rapport d'activité pour le mois d'août, le commissaire de police note seulement : « Plusieurs juifs ont quitté clandestinement la ville et ont été signalés » (97W16) : 

  • Les quatre membres de la famille Asch (ou Hasch), le père est un ancien banquier en Alsace, réfugié avec sa famille à Saumur en 1939, ils habitent 2 rue Dupetit-Thouars, nommé Hôtel des Ventes. Ils ont quitté la ville en 1941 pour la zone sud.
  • Alexandre Asch né le 24/11/1868 à Strasbourg (67), réfugié à Saumur, habitait 40 rue de la fidélité avec sa soeur Caroline Gugenheim née Asch. Ils sont partis sans laisser d'adresse.
  • Anne Berg née Dreyfuss, née e 17 janvier 1915 (fille de Gaston Dreyfuss et Alice née Keuer) et ses deux enfants, Myriam-Nicole née le 31/01/1936 à Strasbourg (67) et Francis-Jérôme né le 08/09/1939 à Saumur sont réfugiés à Saumur et habitent 46 avenue du Docteur Peton. Ils quittent la ville vers le 20 août, en laissant des objets dans un garde-meuble.
  • Sheida-Perla dite Paulette Berman née Laks le 18/09/1909 à Slydowicz (Pologne) et arrivée en France en 1909 et son fils Georges, né le 13/09/1935 à Paris, écolier, partent au début de septembre, après avoir payé leur loyer jusqu'à la fin de l'année.
    Son mari, Leib dit Léon Bermann III, chauffeur, né le 12/02/0906 à Chastuany (Lituanie) était arrivé en France en 1921. Domiciliés à Angers, puis à Saumur. Léon avait été arrêté début juillet 1941 avec son beau-frère Néhémia Roubakowitch. Incarcérés à Compiègne puis à Drancy, ils seront déportés sans retour en septembre 1942. Emile-Néhémia par le convoi n° 31 et Léon-Leib par le convoi n° 33.
    Paulette Bermann et son fils Georges seront sauf. Georges est d'abord confié à une famille de Vivy (49). Sa mère reviendra le chercher fin 1943.
  • Marcel Bloch né le 28/01/1911, et Denise Bloch née le 26/05/1912, ont quitté la ville en 1941 pour la zone sud.
  • Fin août 1939, peu avant la déclaration de la guerre et avant la débâcle, la femme de Claude BlochDenise, salariée, avait été déplacée par la banque Asch de Strasbourg à SaumurClaudeMarcel et leur mère Alice l'accompagnent. 
    Claude Bloch, réfugié de Strasbourg où il est né le 16/08/1922, quitte Saumur et s'enfuit à bicyclette avant la rafle de juillet ; Claude Bloch, sentant venir le danger, s'était enfui à bicyclette quelques jours plus tôt vers la ligne de démarcation qu'il passe à Bléré (Indre-et-Loire) et rejoint son épouse et son frère.
  • Gaston Dreyfuss né le 28/11/1880 à Westhouse (67), commerçant, son épouse Alice née Keuer le 28/11/1885 à Phalsbourg (57), leur belle-fille Hélène née Thuerscnip le 04/07/1909 à Bialo (Pologne), arrivée en France en juillet 1924 et ses enfants, José né le 12/06/1934 à Strasbourg (67), collégien, et Paulette née le 23/09/1939 à Saumur, sont réfugiés à Saumur et habitent 46 avenue du Docteur Peton. Ils sont inscrits sur la liste des Juifs de Saumur du 17/10/1940. La fille de Gaston et Alice, Anne épouse Berg et ses enfants les accompagne. Ils quittent tous la ville vers le 20 août, en laissant des objets dans un garde-meuble.
  • Henri Dreyfus né le 09/08/1914 à Marseille, célibataire, était réfugié à Varrains et inscrit avec la profession de bûcheron. Il quitte Varrains pour la zone sud.
  • Robert Grunberg, né le 14/04/1889 à Constantinople, employé de commerce à Paris dans la maison de meubles de ses beaux-parents, son épouse Renée née Sviadocht le 30/05/1899 à Paris, et leurs enfants, Jacques, né le 05/08/1922 à Paris, Éliane, née le 03/04/1926 à Paris et Simone née le 12/05/1929 à Paris, habitaient rue du Parc-Becquart avec Fanny Sviadocht, la mère de Renée.
  • Caroline Gugenheim née Asch le 10/07/1867 à Strasbourg (67), veuve, réfugiée à Saumur, habitait 40 rue de la fidélité avec son frère Alexandre Asch. Ils sont partis sans laisser d'adresse.
  • Eugénie Israël, née Blum le 07/09/1878 à Rosheim (67) est partie de Saumur avant la rafle.
  • Armand Kahn, né le 30 mai 1884 à Schirrhoffen (67), son épouse Jenny née Dreyfus le 9 novembre 1894 à Brumath (67) et leur fils Pierre Kahn, né le 2 février 1929 à Forbach (57), écolier, tous trois français, étaient réfugiés à Saumur et habitaient 8 rue du Docteur Bouchard. Ils ont quitté Saumur en septembre 1942 ;
  • Adolphe Klauber, né le 29/04/1870 à Strasbourg (67), commerçant, son épouse Rachel née Leroy le 23/09/1868 à Saint-Avold (57), et leur fille Georgette épouse Samuel, née le 07/07/1911 à Forbach (57), quitte Saumur pour la zone sud en 1941.
  • Joseph Kluger, son épouse Ida née Plotchenko le 09/01916 et leurs deux enfants, Gisèle née le 17/09/1932 et Claude né le 25/05/1938, habitaient Paris et étaient rédugiés à Saumur où ils habitaient 8 place de la République. Le magasin de maroquinerie, " la Maison bleue ", rue Saint-Jean, était tenu par les Plotchenko et les Kluger. Il est mis en gérance. Ils quittent Saumur en juillet 1942. 
  • Benjamin Lehmann né le 23/04/1896 à Strasbourg (67), docteur en médecine, et son épouse Marthe née Bauer le 15/10/1890 à Strasbourg (67) étaient réfugiés à Saumur avec sa soeur Jacqueline épouse Weyl et son fils Claude-Lucien. Ils habitaient 82 route de Rouen. Ils quittent Saumur tous les quatre pour Lyon avant les rafles.
  • Oscar Lévi, né le 20/02/1874 à Obernai (67), Adrienne Lévi née Kaufmann, le 01/12/1885 à Lanterbourg, Marguerite Lévy née Bloch le 01/04/1886 à Colmar (68) et Denise Lévi née Lévy à Strasbourg (67) le 25/06/1920, famille de négociants réfugiés à Saumur, ilst habitaient 72 rue de Bordeaux. Ils sont partis en zone libre.
  • Aline Lévy née le 02/09/1870 à Herrlisheim (67), réfugiée à Saumur, elle habitait 38 bis rue de Doué à Bagneux. Elle quitte Saumur en août 1941 avec Maurice et Blanche Zivy et Edgard et Julienne Metzger
  • Aron Lévy, né à Bozargui (Roumanie), en France depuis 1931, quittera Saumur pour rejoindre la zone sud.
  • Le 22 février 1944, Madeleine Mabileau et Savinien Schermann, habitant tous les deux à Saint-Hilaire-Saint-Florent, sont arrêtés parce que juifs. Ils seront internés et travailleront tous deux à l'hôpital Rothschild jusqu'à la Libération. 
  • Anna Marché née Roubakowitch le 03/12/1913 à Paris, est la fille de Néhémia et de Eta Roubakowitch. Sténodactylo, elle est marié à un non-juif, Gaston Marché, né le 14/09/1912 à Saumur. Le couple a deux enfants, Bernard, né le 30/01/1938 à Saumur, et Franck, né le 05/07/1940 à Saumur. La famille Marché habite 5 avenue du Jardin des Plantes. Anna est arrêtée avec ses soeurs et ses parents en juin 1941. Internée à la prison d'Angers, elle est rapidement libérée grâce à l'intervention de sa belle-mère Augustine Marché. Après s'être déclarée enceinte, elle cache ses enfants chez leur grand-mère paternelle et se réfugie avec son mari à Lyon. Les enfants resteront deux ans chez leur grand-mère au hameau du Loudunais (Vienne). Les deux enfants Marché tombent sous le coup du nouveau statut du 2 juin 1941, car ils ont deux grands-parents juifs et sont considérés comme appartenant à la religion juive. Leurs parents ont pu obtenir des certificats de baptême datés du 4 mai 1941, mais ces actes ne sont pas reconnus comme valables, puisqu'ils sont postérieurs à l'armistice. C'est ainsi que le 22 août 1942 le préfet ordonne au sous-préfet d'inscrire les deux enfants Marché sur la liste des israélites (A.D.M.L., 7W1). 
  • Moïse dit Maurice Mazloum, né le 28/04/1902 à Salonique (Empire Ottoman), ingénieur, marié, est en France depuis 1903. Réfugié à Blou (49), il quitte la région en 1942.
  • Edgard Metzger,  né le 15/11/1879 à Ringendorf (67), et son épouse Julienne, née le 27/04/1887 à Traenheim (67), réfugiés à Saumur, habitaient 38 bis rue de Doué à Bagneux. Ils quittent Saumur en août 1941 avec Blanche et Maurice Zivy et leur fille Berthe-Béatrice, ainsi que Aline Lévy
  • Benjamin Modzewiecki né le 25/02/1895 à Varsovie (Pologne), tailleur, arrivée en France en 1922 a été naturalisé français. Il quitte Saumur pour Paris le 11/10/1941 avec ses deux enfants arrivés en France en 1923 : Dora-Liba née le 01/01/1920 à Szlydowiec, dactylo, et Henri, né le 01/01/1922 à Bydlawiec, tailleur. Son épouse Ida née Grubstein et sa plus jeune fille, Marguerite, née le 12/07/1924 à Paris, restent à Saumur. Elles seront arrêtées et déportées sans retour vers Auschwitz.
  • Ilja Morejn né le 24/01/1914 à Rubyniski (Pologne), domicilié à Ingrandes (49), puis Angers (49), puis Saint-Clément-des-Levées (49). A partir du 13/06/1942, il habite 12 avenue David d'Angers à Saumur. Il quitte Saumur avant les rafles, mais sera arrêté en zone libre parce que juif, interné au camp de Châteauroux, transféré au camp de Nexon et déporté de Drancy à Auschwitz le 02/09/1942 par le convoi n° 27.
  • Mardlo Plotchenko, né le 25/02/1885 à Lomza (Russie), son épouse Fanny née Kluger, le 06/02/1888 à Varsovie (Pologne) sont arrivés en France en 1905. Leurs deux enfants naissent à Paris, Salomon dit Maurice le 20/09/907, représentant de commerce en maroquinerie, et Rosa née le 06/12/1921. Ils habitant 8, place de la République. Le magasin de maroquinerie, " la Maison bleue ", rue Saint-Jean, était tenu par les Plotchenko et les Kluger. Il est mis en gérance. Ils quittent Saumur en juillet 1942.
  • Savinien Schermann, jeune médecin résidant à La Rochelle, est contraint de partir dans le cadre des mesures interdisant la zone côtière aux étrangers et aux Juifs. Il arrive à Saint-Hilaire-Saint-Florent avec son épouse Madeleine née Saas, Suisse de confession protestante et leur fils Jean-Pierre né à Paris en 1940. Ils sont logés à la Tour de Ménives. Son nom est ajouté à la liste des israélites. Savinien est arrêté le 29/01/1942 avec Madeleine Mabileau. Ils seront tous deux libérés en août 1944.
  • Adèle Schmidt née Weil le 20/02/1905 à Strasbourg (67), veuve, habitait 19 rue du Pavillon. Elle a quitté Saumur avant les rafles.
  • Georges-Lazare Schnerb est réfugié à Saumur. La police enquête sur la religion de Georges Schnerb, le propriétaire de l'hôtel Budan, qui s'est réfugié chez son frère à Pau en octobre 1941. Ses collègues hôteliers répondent qu'ils ignorent tout sur ce point, mais le gérant du Café de la Ville demande que l'affichette " Entreprise juive " soit affichée sur le bar du Budan.
  • Corinne Sichel née Hirsch le 16/11/1879 à Waltenheim (68), son fils Théophile, né en 1903 à Bischheim (67), son épouse Paulette née Weill le 26/06/1907, et leur fils Jean-Philippe, né le 04/01/1938 à Strasbourg (67) ont quitté Saumur avant les arrestations.
  • Les Strauss, demeurant 4 rue de Bordeaux, sont astreints à un pointage journalier au commissariat ; ils se présentent pour la dernière fois le 4 septembre 42 et disparaissent ; la Feldgendarmerie en est avisée.
  • Fanny Sviadocht née le 06/01/1872 à Schirrhoffen (67), était réfugiée à Saumur depuis juillet 1941 et habitait Parc Becquart. Elle est parti sans laisser d'adresse avec sa fille, son gendre et ses trois petits-enfants.
  • Laja (Léa) Warech née le 02/10/1919 à Zaklikov (Pologne) est la fille de Joseph et Brandla Warech, la soeur de Sura épouse Gotainer, de Ichok Warech, de Elka Warech et de Malka épouse Simenow. Arrivé en France en 1925, la famille habite à Denain et est réfugiée à Vihiers, rue du Conte Hector. Elle s'enfuit le 15/07/1942, jour de l'arrestation de sa famille à Vihiers et se réfugie à Paris sous une fausse identité. Son neveu Henri Gotainer et ses nièces Sarah Warech et Monique et Danielle Simenow seront confiés à leur grand-mère Brandla Warech après l'arrestation de leurs parents. Quand Bradla Warech sera arrêté parce que juive le 09/10/1942 avec ses petits-enfants. Ils seront internés à Drancy. Brandla est déportée sans retour de Drancy à Auschwitz le 09/02/1943 par le convoi n° 46. Les quatre jeunes enfants seront récupérés par leur tante Léa Warech et conduits à Denain où ils seront cachés jusqu'à la Libération chez Jacques Warech, le demi-frère de Léa revenu d'Allemagne où il avait été prisonnier de guerre. Laja sera arrêté à son tour en 1944 à Paris et déportée par le convoi n° 77. Elle rentre en France en 1945.
  • Henry Weill né le 19/10/1887 à Valff (67), commerçant, son épouse Mathilde née Lévy le 15/12/1890  à Westhouse (67), commerçante et leur fille Paulette-Blanche née le 08/09/1923 à Strasbourg (67), célibataire et sans profession, étaient réfugiés à Saumur et habitait 15 rue du Pavillon. Ils sont partis au Puy (25) avant les rafles.
  • Marguerite Weil née Hirsch le 10/12/1879 à Rosheim (67), habitait 19 rue du Pavillon. Elle a quitté Saumur avant les rafles.
  • Jacqueline Weyl née Lehmann le 16/07/1905 à Strasbourg (67) et son fils Claude-Lucien, né le 17/10/1939 à Strasbourg (67) étaient réfugiés à Saumur avec son frère Benjamin Lehmann et sa belle-soeur Marthe née Bauer. Ils habitaient 82 route de Rouen. Ils quittent Saumur tous les quatre pour Lyon avant les rafles.
  • Maurice Zivy,  né le 14/03/1881 à Durmenach, pharmacien, son épouse Blanche née le 16/09/1894 à Duppigheim (67) et leur fille Berthe-Béatrice née le 11/05/1922 à Strasbourg, réfugiés à Saumur, habitaient 38 bis rue de Doué à Bagneux. Ils quittent Saumur en août 1941 avec la Edgard et Julienne Metzger et Aline Lévy

24/10/2020
Auteur : Joseph-Henri Denécheau Lien : Saumur jadis

[Compléter l'article]

Les camps et les lieux d'internement du Maine-et-Loire

184e-214e CTE de Balloire 49260 Montreuil-Bellay
214e CTE Saumur 49400 Saumur
70e CTE Vernantes 49390 Vernantes
Camp de Beauregard 49150 Clefs
Camp de Montreuil-Bellay 49260 Montreuil-Bellay
Frontstalag 181 Angers 49000 Angers
Frontstalag 181 Saumur 49400 Saumur
Grand séminaire d'Angers 49000 Angers
Prison d'Angers 49000 Angers
Prison Fontevrault 49590 Fontevraud-l'Abbaye

Les lieux de sauvetage du Maine-et-Loire

Haute-Rigauderie 49520 Noëllet
Manoir de Sainte-Radegonde 49350 Chênehutte-Trèves-Cunault


Les 28 Justes parmi les Nations du Maine-et-Loire


Maires de Saumur

Robert Amy  Maire de Saumur (19/05/1935 - 05/10/1940) Révoqué par arrêté préfectoral du 5 octobre 1940
Jules Baudry  Nommé par arrêté préfectoral du 14 octobre 1940, président de la Délégation spéciale (14/10/1940 - 28/02/1941) Avocat.
René Drouart  Nommé par arrêté du Secrétaire d'État à l'Intérieur, le 1er mars 1941 (01/03/1941 - 08/09/1943) Commissaire de police et avocat.
Narcisse Clochard  Nommé par arrêté préfectoral du  9 septembre 1943 (09/09/1943 - 30/08/1944) Capitaine-trésorier.
Robert Amy  Maire de Saumur (30/08/1944 - 13/05/1945) Reprend ses fonctions le jour de la Libération, le 30 août 1944. Confirmé par arrêté préfectoral du 23 septembre 1944. Il décède à Saumur le 02/07/1945
Emmanuel Clairefond  Maire de Saumur (19/05/1945 - 28/12/1953) Directeur de société (1897-1953). Elu le 18 mai 1945. Réélu en novembre 1947 et en mai 1953.

Familles réfugiées à Saumur [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible.


14 Familles arrêtées (Saumur) [Compléter]
10/1942
Famille Behar Boudinon - Bouca Boudinon, née Behar le 24/07/1887 à Philippopoli (Turquie) a obtenu la nationalité française par mariage avec un Saumurois. Elle sera arrêtée parce que juive en octobre 1942. Elle est internée à Drancy le 17/10/1942, puis à Beau-la-Rolande le 09/03/1943 et à Drancy le 12/07/1943. Elle ne sera pas déportée et est libérée le 18/08/1944.    

07/1941
Famille Bermann - Leib dit Léon Bermann III, né le 12/02/0906 à Chaskiany (Lituanie) est arrivé en France en 1921. Il est le frère de Eta épouse Roubakowitch. Il est domicilié à Angers, puis à Saumur. Il est chauffeur, marié avec Sheida-Perla dite Paulette née Laks le 18/09/1909 à Slydowicz (Pologne) et arrivée en France en 1909. Ils ont un fils, Georges, né le 13/09/1935 à Paris, écolier.
Léon, 36 ans, est arrêté début juillet 1941 avec son beau-frère Néhémia Roubakowitch, 48 ans. Incarcérés à Compiègne puis à Drancy, ils seront déportés sans retour en septembre 1942. Emile-Néhémia par le convoi n° 31 et Léon-Leib par le convoi n° 33.
Sa femme et son fils, partis de Saumur mi-septembre 1942, seront saufs. Georges sera confié à une famille de Vivy (49) et sa mère retournera le chercher fin 1943.

Déportation :
09/1942   convoi no 33

10/1942
Famille Bloch - Alice née Bernheim à Hattstatt (Haut-Rhin) le 30/06/1882 était réfugiée à Saumur d'Alsace depuis 1939 avec ses fils Marcel et Claude, né le 16/08/1922 à Strasbourg et l'épouse de Claude, Denise. Elle habitait 1 rue Bizard. Alice Bloch, 62 ans, est arrêtée chez elle à Saumur en octobre 1942 parce que juive et sera déportée sans retour de Drancy à Auschwitz le 13 février 1943 par le convoi n° 48.
Déportation :
13/02/1943   convoi no 48

15/07/1942
Famille Bruck - Hélène, 16 ans, née à Coblens (Allemagne) le 02/10/1926. Arrêtée parce que juive, elle sera déportée sans retour d'Angers à Auschwitz par le convoi n° 8 du 20/07/1942.
Déportation :
20/07/1942   convoi no 8

1941
Famille Eilstein - La famille Einstein habitait à Lens avant la guerre. Expulsé de la zone côtière vers Saumur en 1941. Salomon, né le 16/02/1901 à Varsovie (Pologne) et son épouse Chaja Sarah née Kronenberg le 20/08/1891 à Konskie (Pologne) s'installent rue David d'Angers à Saint-Lambert-des-Levées avec leur fils Théodore, né le 22/09/1926 à Paris. Théodore est élève de 3ème au Collège des Récollets. Salomon, 40 ans, est arrêté en 1941, interné à Beaune-la-Rolande le 18/09/941, il sera déporté sans retour le 28/06/1942 par le convoi n° 5. Chaja, 51 ans, est arrêtée parce que juive le 15/07/1942. et Théodore, 16 ans, est arrêté parce que juif le 16/07/1942. Internés au Grand Séminaire d'Angers, ils seront déportés sans retour d'Angers à Auschwitz par le convoi n° 8 du 20 juillet 1942.
Déportation :
28/06/1942 &   convoi no 5 et 8

>> Voir les 14 familles arrêtées dans la commune <<



Chronologie [Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

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Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Saumur sur Wikipedia 
2 Site internet sur le Camp de la Forge de Moisdon-la-Rivière (Histoire du Camp de la Forge de Moisdon-la-Rivière. )
3 Le camp de Beauregard à Clefs (Site personnel en cours de réalisation )
4 Site Communal (Site officiel de la Mairie de Draché )
5 A Bléré, la ligne de démarcation est toujours dans les mémoires (Cet article résume bien la position de Bléré et le role heroique de ses habitants Journal La Nouvelle République. 25 Aout 2007 )
6 la Famille Angel (Destin croisés des familles Angel et Delépine, originaires du nord et toutes deux réfugiées à Tharon plage )
7 "Lettre à Esther" (La vidéo retrace l'histoire de la famille Angel depuis son arrivée en France début XX°, son intégration en France, l'arrestation et la déportation à Auschwitz (convois 8 et 34) de cette famille réfugiée à Pornic et Tharon. "Enfances volées": vidéo retraçant la déportation de Rachel Angel et de Victor Pérahia, avec le témoignage de celui-ci )

Notes

- 1 - Thérésa de Cherizey, Le Guide l’Anjou, La Manufacture, 1990, p. 164.
- 2 - Eric de Grandmaison, « Il y a 80 ans, le combat des Cadets de Saumur », Ouest-France,‎ 21 juin 2020.
- 3 - Bilan des deux bombardements sur Saumur-jadis.

Annonces de recherche [Déposer une annonce]


    Bonjour,

    Peut-être avez-vous des réponses aux questions suivantes.

    Je réalise en ce moment un récit à l’attention de mes enfants et mes petits-enfants concernant le parcours de mon père Agustin ECHEZAR GARRO né le 24 mai 1913 à Urnieta (Espagne) de 1936 à 1945.
    Questions :
    A-t-il été affecté à une compagnie de travailleurs espagnols du camp de Gurs sachant qu’il a travaillé au profit de particuliers dans le bûcheronnage à Tardets et à Laruns (64) entre avril 1939 et fin 1940.
    En quittant de Gurs, a-t-il suivi la CTE à laquelle il était affecté ou s’est-il évadé ?

    La compagnie de travailleurs espagnols a été transférée à Montreuil Bellay (49).
    De nouveau, il a travaillé au profit d’une société privée a priori la SEITA dans le bûcheronnage à Trélazé (49).
    A-t-il obtenu un contrat de travail personnel ou a-t-il affecté à la SEITA par la CTE pour effectuer du bûcheronnage (prêt de main d’oeuvre).

    A une date qui m’est inconnue, il a travaillé au profit des allemands à Angers.
    Etant donné son passé d’officier républicain espagnol appartenant au parti communiste, je ne pense pas que les allemands l’aient embauché ?
    Les allemands ont peut-être réquisitionné du personnel affecté à la C.T.E. ?

    En 1934, mon père a été assigné à résidence à Angers à la suite de son évasion du Fort de Guadalupe à Fonterrabie (participation à la rébellion des mineurs asturiens en 1934).
    Merci de me répondre.
    Miren ECHEZAR

    [répondre]

    Un groupe de recherche au sein du lycée David d'Angers tente d'établir si des élèves juifs du lycée ont été déportés afin de commémorer ces événements et de faire travailler les élèves sur le sujet.
    Tous témoignages peut être utiles : faits, arrestations, élèves portants l'étoile...
    Merci de votre aide.
    [répondre]

***  Recherche renseignements Déposée le 29/11/2011

    Bonjour,
    Mon grand oncle LEPERT Louis Alphonse Auguste né à Mézières-sous-Lavardin (72) le 17 mai 1900 a été arrêté et emprisonné à Angers durant la seconde guerre mondiale. A l'époque, il devait demeurer en sarthe.
    A l'issue de la Guerre, Louis n'est pas rentré. Mon père m'avait conté que notre famille avait fait des recherches en vain.
    En effectuant des recherches sur internet, j'ai retrouvé l'inscription de son nom sur le JORF n°226 du 29 septembre 1994 page 13781 Lepert (Louis, Alphonse, Auguste), né le 17 mai 1900 à Mézières-sous-Lavardin (Sarthe), décédé le 7 décembre 1943 (sans autre renseignement).
    Pour honorer sa mémoire, je cherche à reconstituer le chemin de son "calvaire" et surtout me rendre sur le dernier lieu de son existence.
    Lorsque mon père, aujourd'hui décédé, a pris connaissance de la mort de son oncle en camp de déportation, il a pleuré et c'est la seule fois ou je l'ai vu pleurer...
    Je souhaite aussi honorer cette peine.
    Paix à leurs âmes.
    Je vous remercie.
    [répondre]
Répondue le 2012-04-18
    Bonjour,

    je pense que vous devriez jeter un coup d'œil sur le site de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. En voici le lien direct pour effectuer une recherche: http://www.bddm.org/liv/index_liv.php

    Cliquez en bas de page sur l'illustration sous-titrée "rechercher un déporté" ; sur la nouvelle page, tapez simplement "Lepert", cliquez sur "recherche" et vous aurez deux résultats dont un " LEPERT, Louis, 07/05/1900 Partie I, liste n°174. (I.174.)"; cliquez sur "Partie" de "Partie I, liste n°174. (I.174.)" et vous trouverez un tableau ou apparaît très sûrement votre grand oncle, à trois détails près 1°) date de naissance, le 7 mai 1900 au lieu du 17 mai 1900 et 2°) Mézières dans les Ardennes au lieu de Mézières-sous-Lavardin (Sarthe) et 3°) votre grand oncle serait mort en 1943 selon vos dires, or celui-ci fait partie d'un convoi parti de Paris le 27 janvier 44 (voir haut de page du tableau). Ce sont des détails car ce livre mémorial comporte quelques informations incomplètes et est toujours en évolution. Travaillant sur la relation des 18 mois de déportation de mon père, il m'est arrivé d'aider à la correction d'infos sur ce Livre Mémorial. Cela sera à vous de les contacter pour ce même type d'intervention. Il semblerait que votre grand oncle soit décédé à Dora, un Komamndo de Buchenwald, devenu en qques mois camp autonome (très dur). N'hésitez pas à me contacter si vous aviez besoin d'aide. Dominique Bovio 06 37 61 77 70. Cordialement
     
Répondue le 2012-04-21
    Bonjour. Tout à fait d'accord avec Dominique et mêmes remarques. A-t'il été arrêté en Sarthe ?
    Si oui les Archives départementales du MANS peuvent vous aider dans vos recherches.
    Bon courage à vous.
    P.S. / La date de décès indiquée peut avoir été confondue avec la date d'arrestation.
     


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