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Denis Peschanski



 
Paris 75000 - Paris
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Titre

La traque de l'affiche rouge

La traque de l'affiche rouge

Auteurs   Denis Peschanski -Jorge Amat  
Édition   Compagnie des Phares et Balises  
Année   2007  
Genre   film documentaire  
Description   Paris, Février 1944 : 23 résistants, étrangers pour la plupart et issus de la mouvance communiste, sont condamnés à mort. Parmi eux, Missak Manouchian, Arménien, chef de bande, Rayman, Juif polonais, Epstein, partisan français, Alfonso, Espagnol, Fontanot, Italien, Boczof, Hongrois, tous résistants de la première heure contre l'occupant nazi. 22 sont fusillés le jour même au Mont Valérien, une femme sera emmenée en Allemagne pour y être décapitée. Une dizaine de jours plus tard, leur photo se retrouve placardée dans les rues de la ville pour illustrer ce que le gouvernement appelle l'entreprise « du crime ».

C'est la célèbre « Affiche rouge », qui inspirera le poème d'Aragon. Ce film raconte la lutte, la traque et la chute du groupe de l'Affiche rouge à Paris de janvier à novembre 1943. Organisés en groupes armés, ils réalisent, en 1943, des actions spectaculaires. Repérage des cibles, collecte d'armes, actions de sabotage, tous les moyens sont bons pour faire plier l'occupant nazi. S'engage alors une traque sans merci : sous la direction de la préfecture de police de Paris, la Brigade spéciale n°2 des Renseignements généraux repère, file, arrête et interroge les résistants avant de les livrer aux Allemands.

À la manière d'une enquête documentaire, le film propose une reconstitution historique croisée de la traque à partir des archives judiciaires et policières de l'époque et des archives de combattants.

Bande-annonce sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=G-KqZ7jsjOE
 

Titre

La France des camps : L'Internement, 1938-1946

La France des camps : L'Internement, 1938-1946

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Auteur   Denis Peschanski  
Édition   Gallimard  
Année   2002  
Genre   Histoire  
Description   Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d’interner les « indésirables étrangers » dans des centres spécialisés, et la libération en 1946 du dernier interné – un nomade –, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français.
Républicains exilés de la guerre d’Espagne, puis « ressortissants des puissances ennemies » – pour la plupart, ils avaient fui les persécutions antisémites et la répression politique –, enfin quelques communistes furent les premiers à subir les mesures d’exception nées de situations d’exception. Avec l’instauration du régime de Vichy et l’occupation, communistes, Juifs et Tsiganes, ainsi que les droits-communs et les marché-noir devinrent les victimes de la politique d’internement. A partir de l’été 1942, suivant la logique d’extermination de la solution finale, les camps se transformèrent en antichambres de la mort pour 75 000 Juifs de France déportés à Auschwitz. Ils furent remplacés, à la Libération, par tous les suspects de la collaboration.

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1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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