space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
365 annonces de recherche
Actualités
Revue de presse
39/45 en France
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36593 communes
96 départements
1149 lieux d'internement
643 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
3906 Justes de France
748 résistants juifs
9062 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliographie
Cartographie
Glossaire
Audience : Xiti  -  Online Plan du site
Ajouter ce site à vos favoris
Signaler un problème technique
Imprimer cette page

Juste parmi les Nations

Marguerite Pagès Hugel


Dossier Yad Vashem : 4826
Remise de la médaille de Juste : 02/01/1991
Sauvetage : Essey-et-Maizerais 54470 - Meurthe-et-Moselle
Profession: Institutrice à Essey-et-Maizerais
Nom de naissance: Pagès
Nom d'épouse: Hugel

[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Marguerite-Pages-Hugel
Les Justes de France au Panthéon
source photo : YV _ FMS
crédit photo : D.R.
Notice

Benjamin Lustig, né le 4 février 1900 à Limanowa (Pologne) et son épouse, Élisabeth, née Klinger, le 7 juillet 1907 à Dortmund (Allemagne), sont épiciers et habitent une maison située 15 rue des Barclay à Pont-à-Mousson. Leurs quatre filles, nées en France, sont françaises.

Le 19 juillet 1942, la police française rafle tous les Juifs étrangers de la région.
Les parents Lustig sont arrêtés parce que Juifs et déportés sans retour le 27 juillet 1942 de Drancy vers Auschwitz.
Les quatre sœurs, Renée (Régina), née le 5 juillet 1925 à Nancy, Lily (Liliane), née le 15 décembre 1930 à Nancy, Ginette, née le 8 décembre 1932 à Nancy, et Monique, née le 7 avril 1939 à Pont-à-Mousson, continuent à habiter dans leur appartement, aidées par une amie française de leurs parents.

Le 2 mars 1944, deux sous-officiers de la Feldgendarmerie arrivent au lycée Marquette et se présentent au bureau du principal pour arrêter Renée, Liliane et Ginette Lustig, qui était en 6e. Le proviseur Jean Strohmann leur répond qu'elles ne sont pas présentes dans l'établissement. Les Allemands manifestent l'intention de fouiller l'établissement, mais Jean Strohmann, jouant le fonctionnaire zélé, s’y oppose : "Sans une autorisation écrite des autorités académiques, il est interdit à des personnes étrangères au collège d'avoir un contact avec les enfants".
Il va chercher les trois filles dans leurs classes et demande aux élèves de ne rien dire. Tout le monde suivra la consigne lorsque les Allemands se présenteront à nouveau le jour-même dans l'établissement.

Les quatre sœurs avaient eu le temps d'être évacuées.
Le boulanger de la place Duroc, Lucien Louyot les cache une nuit puis elles seront prises en charge par Paul Grosse*, marchand de bois à Maidières, qui habite boulevard Ney.

Paul Grosse*, un ami de leurs parents, leur trouve des refuges grâce avec l'aide de Roger Ledain* de Pont-à-Mousson, résistant, qui leur fournit des faux papiers, de fausses cartes d'alimentation et s'occupe de la scolarité des quatre sœurs.

Les quatre sœurs sont d'abord envoyées chez Marie-Luce Grosse*, dite Gaby, la belle-sœur de Paul*, qui a une ferme à Essey-Maizerais et soutient la résistance. Renée y restera jusqu'à la fin de la guerre, se liant d'amitié avec Marie-Luce Grosse* et avec l'institutrice du village, Mlle Hugel.
L'amitié entre Renée et Marie-Luce Grosse* perdurera.

Lily, Monique et Ginette sont envoyées chez Marguerite Pagès*, institutrice à Essey-Maizerais. Marguerite Pagès* garde la plus jeune des filles, Monique, tandis que Lily et Ginette sont placées dans des fermes des environs, mais chaque fois qu'un danger se présente, Paul Grosse* leur trouve de nouveaux refuges.
Lily racontera qu'elle a changé sept fois d'abri en 3 mois.

Les quatre sœurs ont été sauvées.
Les deux aînées se sont installées à Nice et à Nancy, tandis que les deux plus jeunes sont parties vivre aux États-Unis dans les années 1960.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



Erreur requête - select * from ajpn_triersanspeine where idsession='1425252310' order by champ5