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Juste parmi les Nations

Pierre Péteul


Père Pierre-Marie Benoît
Dossier Yad Vashem : 201
Remise de la médaille de Juste : 1966
Sauvetage : Marseille 13000 - Bouches-du-Rhône
Nice 06000 - Alpes-Maritimes
Profession: Prêtre des Frères Mineurs Capucins, docteur en philosophie
Religion : Catholique
Date de naissance: 30/03/1895 (Le Bourg-d'Iré (49))
Date de décès: 05/02/1990
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Pierre-Peteul
Père Marie-Benoît
source photo : YV - FMS
crédit photo : D.R.
Notice

Pierre Péteul* est né en 1895 au Bourg-d'Iré.
Brancardier aspirant au 15e Tirailleurs pendant la "Grande Guerre", il fait la Campagne. Décoré de la Croix de guerre (1914-1918) avec cinq citations.
Docteur en philosophie, le Père Marie-Benoît*, prêtre des Frères Mineurs Capucins, devient professeur et directeur spirituel au scolasticat de son Ordre à Rome. Il réside à Rome, lorsque la guerre éclate.
Mobilisé en 1939, il se retrouve à Marseille en 1940, alors que l’Italie se prépare à entrer dans le conflit. Le père Pierre Péteul* est interprète à l'Etat-major du Général Billotte à la 15e D.I, à Marseille. Démobilisé, il reste sur place et participe à la Résistance.

Il se trouvait au couvent des capucins, au 51 de rue Croix de Régnier, lorsque le gouvernement de Vichy publia le Statut des Juifs.

Le père Benoît* connaissait bien la communauté juive. Étudiant à Rome, il obtint le prix du meilleur étudiant en hébreu et en judaïsme.
« Les Chrétiens, dit-il, se sentent les fils spirituels du grand patriarche Abraham... ce qui suffirait à exclure tout antisémitisme, mouvement auquel nous, Chrétiens, ne pouvons avoir aucune part ».
Il va rapidement secourir les innombrables réfugiés juifs qui convergent vers le sud de la France, des aviateurs anglo-américains, des Français et des alliés poursuivis par la Gestapo.
Il transforme le couvent en un centre d'aide pour des centaines de réfugiés juifs et anti-nazis et fabrique de fausses cartes d'identité et de faux sauf-conduits, afin de permettre d'acheminer les réfugiés vers l'Espagne ou la Suisse avec l'aide de résistants français et de l'UGIF (Union générale des israélites de France).

Mais lorsque Marseille et le Sud de la France est occupé par les Allemands, les espoirs d'une évasion en Espagne ou en Suisse s'évanouirent et il devint rapidement l'objet de la surveillance de la Gestapo. Il n'y avait plus d'autre alternative que l'Italie et les régions encore occupées par les Italiens.

À Nice, le père Marie-Benoît* réussit à gagner la sympathie et l'assistance de fonctionnaires italiens, et avec leur aide et des fonds émanant des institutions juives, il parvint à faire passer des milliers de Juifs en zone d'occupation italienne.

Le père Benoît* se met en contact avec Angelo Donati, Juif, directeur de la "Banque de Crédit" italo-française. Angelo Donati présenta au père Benoît* un projet pour faire passer par bateaux entre 30 et 50.000 juifs de France de la côte italienne vers l'Afrique du Nord.

Il tente d'obtenir une audience du pape Pie XII afin de faire pression sur Mussolini, d'obtenir des nouvelles des quelque 50.000 Juifs français déportés en Allemagne, d'obtenir un traitement plus humain des Juifs internés dans les camps de concentration français, de faciliter le rapatriement des Juifs de nationalité espagnole et de soutenir le projet de transfert en Italie puis en Afrique du nord, des Juifs réfugiés dans les régions françaises occupées par l'Italie. .
Il obtint, grâce à son Supérieur Général, d’être présent à une audience de Pie XII le 16 juillet 1943 et est présenté au pape.

En mission dans le nord de l'Italie, pour trouver des points de passage vers la Suisse, il se retrouva dans un bar à Milan avec son assistant, Schwamm, afin de rencontrer une personne susceptible de les aider. Mais c'est un guet-apens organisé par la police fasciste. Schwamm se fait arrêter, non sans avoir pu avertir discrètement le père, qui parvient à s'enfuir et à retourner à Rome. Dénoncé à nouveau, plusieurs fois, et recherché activement par la Gestapo, le père dut finalement se cacher hors de son couvent.

Mais le 8 septembre 1943, les italiens signent l'armistice et la chute de Mussolini bloque l'ensemble du projet de la Delasem, l'évacuation des Juifs vers l'Afrique du Nord.
Pour éviter la déportation, Settimio Sorani ainsi que d'autres dirigeants de la Délégation furent contraints de se cacher. La responsabilité de toute l'organisation fut confiée au père Benoît*. Depuis le couvent des capucins, via Sicilia n. 159, à Rome, le père Benoît* renvoyait les réfugiés dans les cachettes disséminées à travers la ville.

Le père Marie-Benoît* se rend alors chez le chef de la Gestapo qui promet de ne pas intervenir, à condition que les Juifs aient quitté Rome dans les meilleurs délais.

Par une pure supercherie - la substitution des papiers d'identité - le capucin fit croire que tous étaient partis, alors qu'ils attendaient la libération dans la ville même, sous de nouvelles identités.

Le 4 juin 1944 Rome était libérée. Quand les alliés sont entrés dans Rome et que la foule juive s'est trouvée ainsi, devant la synagogue, on ne réussissait plus à retrouver la clé. Alors au milieu de la foule est apparu le père Marie-Benoît* dit "Benedetto", qui révéla où se trouvait la clé.

Il meurt en 1990.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



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