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Paris

Région :
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Département :
Paris

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Charles Démoulin


Dossier Yad Vashem : 6557
Remise de la médaille de Juste : 02/04/1995
Sauvetage : Paris 75020 - Paris
Profession: Policier, brigadier au commissariat du 19ème arrondissement de la préfecture de police de Paris
Nom de naissance: Marie Charles Camille Démoulin
Date de naissance: 20/01/1904 (Etrabonne (Doubs))
Date de décès: 1944 (Fort de Vincennes)
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Charles-Demoulin
Charles Démoulin
source photo : @ Préfecture de police de Paris
crédit photo : D.R.
Notice

Simone* et Charles Démoulin* habitent au numéro 37 du cours de Vincennes à Paris, dans le 20e arrondissement.

Marie-Charles* est un enfant de la campagne, né le 20 janvier 1904 à Etrabonne, arrondissement de Besançon. Fils de cultivateurs, il est bon élève et réussit à douze ans au certificat d’études primaires.
Aîné de trois enfants, son père étant mobilisé, il doit quitter l’école pour seconder sa mère seule désormais pour l’exploitation de la ferme. Il reste agriculteur jusqu’à son appel, à vingt ans, « pour le régiment ». Il est, nommé maréchal des logis le 1er mai 1925, achève sa période militaire comme sous-officier.
Il apprend par un camarade gardien de la paix à Paris, ce que cet emploi recouvre et adresse une demande à Monsieur le Préfet de police de Paris. Il entre comme gardien de la paix stagiaire le 10 mai 1928 il est titularisé le 15 janvier 1930 et devient brigadier le 23 juin 1938.

Le 14 juin 1940 les Allemands entrent dans Paris et dès l’été 1940 se constituent des réseaux de résistance tels Le Coq Gaulois, le groupe Valmy ou le groupe Frise.
Charles Démoulin* s'engage et use de sa position au sein de la préfecture pour apporter son aide à des personnes pourchassées.

Leybus Sztern et son épouse Brakha née Szwimmer, des Juifs polonais, sont les voisins de palier Simone* et Charles Démoulin*. Leybus Sztern était peintre. Ils habitaient avec leur fils Aba, né le 03/03/1922 à Charsznica (Pologne) et leur fille Catherine. En mai 1941, Aba fut arrêté et incarcéré au camp de Beaune-la-Rolande d'où, un an plus tard, il sera déporté sans retour à Auschwitz.

Charles Démoulin* fut informé de la rafle de Juifs prévue pour le 16 juillet 1942 au matin et en informat a href=http://www.ajpn.org/juste-Simone-870.html>Simone*. Alors qu'ils ne se connaissaient que de vue, le 15 juillet, Simone* fit entrer chez elle leur fille, Catherine, âgée alors de quinze ans, et, à l'abri des regards indiscrets, lui dit d'aller vite prévenir ses parents de s'enfuir sans délai pour ne pas être arrêtés.
Comprenant que les Sztern n'avaient pas où aller, elle leur proposa de se cacher chez elle. C'est ce qu'ils firent pendant près d'une semaine.
Le matin de la rafle, la police frappa à la porte des Sztern, trouva les lieux déserts, mit les scellés et s'en fut.

Cependant l'appartement Simone* et Charles Démoulin* était trop petit pour accueillir longtemps trois personnes. De plus, cacher des Juifs au domicile d'un officier de police était particulièrement risqué, car des collègues pouvaient venir lui rendre visite à tout moment.

Simone* et Charles Démoulin* firent héberger les parents Sztern par un autre voisin, gardant la jeune Catherine chez eux jusqu'à la Libération.

Charles Démoulin* fut l'un des policiers capturés et exécutés par les Allemands, quatre jours seulement avant la libération de Paris, en août 1944.

Le 2 avril 1995, Yad Vashem a décerné à Simone* et Charles Démoulin* le titre de Juste des Nations.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem


Histoire

Rescue Story

When the war began, the Szterns family, a Polish Jewish couple with a son and daughter, were living in the twentieth arrondissement of Paris. M. Sztern was a painter. In May 1941, the Szterns’ son was arrested and sent to the concentration camp of Beaune-la-Rolande; a year later, he was deported to Auschwitz and never returned. The Sztern’s neighbor, across the hall, was Charles Demoulin, a police officer. He was informed of the mass arrest of Jews planned for July 16, 1942, in the morning. He and his wife Simone only knew the Szterns by sight. Nevertheless, the day before the roundup, Simone Demoulin invited the Szterns’ fifteen-year-old daughter, Catherine, into her apartment. When the two were alone and away from curious neighbors, Demoulin told Catherine to go home and tell her parents to leave immediately to avoid arrest. When she realized that the Szterns had nowhere to go in Paris, Simone Demoulin offered to accommodate them in her own apartment, and did so for about a week. On the day of the roundup, the French gendarmes came to arrest the Sztern family. Since no one was home, they sealed the apartment and left. Both because the Demoulins’ apartment was too small to shelter three guests, and because hiding Jews in a police officer’s apartment often visited by colleagues was dangerous, the Demoulins placed M. and Mme Sztern couple with a neighbor and kept Catherine with them until the liberation. Charles Demoulin was one of the policemen whom the Germans captured and executed only four days before the liberation of Paris in August 1944.
On April 2, 1995, Yad Vashem recognized Charles and Simone Demoulin as Righteous Among the Nations.

09/01/2018
Lien : Yad Vashem

[Compléter l'article]

Hommage de Paris à des femmes et des hommes de la France au combat

Marie-Charles* est un enfant de la campagne, né le 20 janvier 1904 à Etrabonne, arrondissement de Besançon. C’est un fils de cultivateurs. Inscrit à l’école du village il est bon élève et réussit à douze ans au certificat d’études primaires qui, à cette époque, garantissait une maîtrise certaine du français, un bagage en géographie de la France et une éducation morale.
Mais si de bons élèves pouvaient, aidés par leurs maîtres, poursuivre quelques études, le sort en décida autrement pour lui : aîné de trois enfants, son père étant mobilisé, il doit quitter l’école pour seconder sa mère seule désormais pour l’exploitation de la ferme. Il reste agriculteur jusqu’à son appel, à vingt ans, « pour le régiment ».
Il se rend à Belfort le 1er mai 1924 au 169e régiment d’artillerie lourde à tracteur.
Cet esprit réfléchi et mûr tient à se former. Il suit pendant dix-huit mois l’instruction du peloton des élèves brigadiers ainsi que celui des sous-officiers. Ses mérites sont reconnus : promu brigadier le 10 novembre 1924 il acquiert après un stage de trois mois au centre d’éducation physique de Dôle, le brevet des moniteurs. Il rejoint alors son régiment, et, nommé maréchal des logis le 1er mai 1925, achève sa période militaire comme sous-officier.
Sa famille l’attend à sa sortie du service militaire. Il doit l’aider pendant la période de conscription de ses frères, mais dès leur retour il souhaite, n’étant plus nécessaire à la ferme , trouver un emploi qui conviendrait à son tempérament et valoriserait ses compétences acquises lors du service militaire.
Il apprend par un camarade gardien de la paix à Paris, ce que cet emploi recouvre comme activités et les qualités qu’il exige. Cela lui paraît correspondre à ses souhaits. En effet il est ami de l’ordre et de la discipline mais il a aussi le désir d’être au service d’autrui. Il pense donc pouvoir remplir dignement cette fonction et il adresse une demande à Monsieur le Préfet de police de Paris, l’assurant qu’il s’emploierait à mériter par sa bonne conduite l’estime de ses supérieurs et de ses camarades (sic).
Entré comme gardien de la paix stagiaire le 10 mai 1928 il est titularisé le 15 janvier 1930 et devient brigadier le 23 juin 1938.

Le 14 juin 1940 les Allemands entrent dans Paris. L’administration allemande devient très vite omniprésente.
Le 25 juin 1940 les préfets reçoivent une note de la Feldkommandantur qui affirme : La Feldkommandantur commande, l’administration française exécute. Les préfets de police se succèdent et comme l’a écrit le résistant communiste Maurice Kriegel Valrimont : la police parisienne a connu dans la période de la guerre, comme d’autres institutions, des pages sombres.
Rappelons que de par leurs fonctions les per- sonnels de la préfecture de police se voient attri- buer et prennent une place active dans l’appareil répressif. C’est une raison pour ne pas oublier ceux qui furent l’honneur de la police, ceux qui écoutant leur conscience refusèrent d’exécuter les ordres iniques de Vichy et gardèrent leur dignité d’hom- mes intègres tel Marie-Charles Démoulin.
Les archives progressivement dévoilées et les témoignages révèlent l’attitude de fonctionnaires de police qui n’ont pas attendu le 14 août 1944 pour s’engager dans la lutte contre l’occupant. Dès l’été 1940 ils constituent des réseaux de résistance, les pre- miers étant Le Coq Gaulois, le groupe Valmy ou le groupe Frise.
Ainsi, dès 1940, Adrien Peltier, licencié en droit et brigadier de police, entre en résistance. Il a trente-six ans. En 1941 il est en charge dans le 14e arrondissement du mouvement Les volontaires de la mort et il s’emploie à recruter des combattants au sein de la préfecture de police. Peut-être que Charles Démoulin faisait-il partie de ses recrues. En effet, deux de ses camarades lui ayant survécu, Albin Maistre et Jean Bastien, dirent en février 1945 qu’engagé dès la première heure il entre- tenait autour de lui l’esprit de résistance par des actions défavorables à l’ennemi.
Si nous ne sommes pas en mesure, pour autant, comme pour beaucoup de résistants morts avant la fin de la guerre, de dire à quel groupe, à quel mouvement il appartenait, nous saluons la diver- sité de ses actions. Et d’abord celle d’user de sa position au sein de la préfecture pour apporter son aide à des personnes pourchassées. Son épouse s’impliqua comme lui dans le sauvetage des juifs : en témoigne le titre de Juste des Nations qui leur fut attribué pour le sauvetage de la famille Sztern.

Nous sommes en juillet 1942, Charles Démoulin est brigadier au commissariat du 19e arrondissement. Une grande rafle se prépare à Paris. Son épouse Simone*, tenue au courant, non seulement en informe la fille de ses voisins, Catherine Sztern, quinze ans, mais lui propose de l’héberger avec ses parents.
La famille Sztern est d’origine polonaise ; le frère de Catherine a été déporté à Auschwitz. Simone s’occupe de Catherine Sztern comme de sa propre fille jusqu’à la Libération. Elle a par ailleurs, par mesure de prudence trouvé un hébergement différent pour les parents.
Si Marie-Charles n’est pas pour l’heure dénoncé, Adrien Peltier qui as- sure de lourdes charges dans la Résistance est recherché par les brigades spéciales allemandes. Il est révoqué par le préfet de police, part de Paris mais y reviendra à l’été 44.

Au deuxième trimestre 1944 alors que la Résistance se développe et s’organise, le manque d’armes se fait cruellement sentir pour lutter contre l’occupant.
Au début du mois de juillet Adrien Peltier est de retour à Paris. A Neuilly-sur-Seine, le 12, avec dix hommes, il enlève en plein jour, par effraction, trois tonnes d’armes ap partenant aux troupes de Marcel Déat et Jacques Doriot. Grâce aux personnalités de cette trempe6, les hommes courageux comme Marie-Charles au premier rang pour participer aux combats libéra- teurs de la capitale, seront plus efficaces.

Sur les journées de la libération de Paris, Henri Rol-Tanguy confirme : On peut dire que l’action contre la préfecture de police a littéralement cassé les reins au moral de l’ennemi, déconcerté l’état-major allemand. Il s’agit cette fois d’une action concernant la quasi totalité des personnels de la préfecture de police.
En août 1944 Marie-Charles Démoulin a été promu par la Résistance au grade d’adjudant. Il est responsable d’un poste de police. Lors de l’insurrection, l’île de la Cité alors attaquée demande du renfort. Informé, ainsi que le gardien Tertre du poste central du 19e arrondissement, il s’y rend avec dix hommes et prenant l’ennemi à revers, provoque le dégagement. Paradoxalement, le dernier rapport de notation de Marie-Charles (qui date de 1943 et qui est bon) le présente comme un homme certes énergique mais manquant d’autorité et sujet aux retards !

Mais le dimanche 20 août, il se trouve à nouveau volontaire pour une mission dangereuse. Hélas, vers 9 heures, place de la Nation, alors qu’il se rend à la préfecture, il est reconnu par des SS qui l’arrêtent sur le champ. Selon Etienne Troche, un collègue, il est alors habillé en civil. Il n’en est pas moins repéré par les Allemands, lesquels le traitent de « policier terroriste » et lui annoncent qu’il sera fusillé. Il est conduit sur l’heure au fort de Vincennes.
Au cours de ces journées d’août les Allemands exercent une répression et des atrocités d’autant plus féroces qu’ils sont acculés : le fort est jusqu’à leur départ le lieu d’un grand nombre d’exécutions et le 20 août de nombreux résistants y furent fusillés et parmi eux des fonctionnaires de la préfecture de police.
Le 24 août les SS abandonnent Vincennes. Ce n’est que le 29 août que le corps affreusement mutilé de Marie-Charles Démoulin est découvert dans une fosse commune creusée à la hâte dans l’enceinte même du château. Il est identifié par les gardiens de la paix Jean Bastien et François Rouve.

Marie-Charles Démoulin laisse un orphelin de huit ans.
Il a été reconnu « Victime du devoir ». Il est inhumé au cimetière de Vincennes.

09/01/2018
Auteur : Odette Christienne Lien : Mairie de Paris

[Compléter l'article]
Réseau de sauvetage
Simone Démoulin

 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Charles Démoulin
Catherine Sztern
Leybus Sztern
Brucha Sztern

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

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