Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice et se trouve coupée en deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
Le 3 octobre 1940, le Conseil des ministres de Vichy arrête un "Statut" des juifs. Les préfets de zone sud ont la possibilité d'assigner à résidence ou d'interner les "ressortissants étrangers de race juive". Des familles juives sont assignées à résidence à Auvillar. A partir de janvier 1941, le ministère de l'Intérieur créé au camp de Septfonds un centre d'internement pour les "étrangers en surnombre dans l'économie française".
Le 24 août 1942 la brigade de gendarmerie d'Auvillar reçoit l'ordre, selon la note 83/4 section, d'arrêter les quatre familles juives réfugiées à Auvillar : les Kurzweil, les Roth, les Weinnelberg et les Wineviez. À l'aube du 26 août, les familles raflées sont rassemblées Place de l'Horloge puis emmenées en camion au camp de Septfonds. Ce jour-là 173 personnes sont raflées dans le département Tarn et Garonne.
Depuis octobre 1942, des malles scellées et divers objets appartenant à des familles juives raflées sont entreposées dans une réserve de la mairie d'Auvillar. Elles seront ouvertes et inventoriées le 6 juin 1990.1
A Auvillar, le docteur Sigismond Hirsch dit Djigo, réussi à tisser un réseau d’entraide. Il noue des contacts avec le maire et des personnalités du village, qui pour certains œuvrent déjà dans la résistance locale : gendarmes, membre de la municipalité, religieuses et quelques habitants soucieux du sort des enfants juifs. Djigo, avec l’aide d’Édouard Rakowski, parvient ainsi à cacher une centaine d’enfants dans un secteur dont les limites s’étendent jusqu’au Gers.
Le 18 octobre 1943 à 5h du matin, une traction avant et un camion au gazogène plein d’hommes armés de la Gestapo allemande arrêtent le docteur Sigismond Hirsch et son épouse, Berthe née Weyl, suite à la dénonciation d’un capitaine vichyssois du service géographique de l’armée qui sera arrêté à la Libération. Leur fils, Jean n'avait pas dormi à la maison et ne fut pas arrêté.
La nuit même, Castor (Robert Gamzon) et Roger Fichtenberg viennent récupérer les papiers concernant les enfants cachés, aucun ne sera inquiété. Les jeunes se regroupent, gagnent les maquis et constituent en particulier le maquis de Vabres sous la direction du capitaine Castor Gamzon.
Sigismond et Berthe Hirsch sont transférés à la prison Saint-Michel de Toulouse. Déportés résistants, tous deux Croix de Guerre, le docteur Sigismond Hirsch et son épouse Berthe, sont amenés via Drancy à Auschwitz par le convoi numéro 62. Sigismond Hirsch, capitaine des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.), Grand Officier de la Légion d’Honneur, est revenu seul, sa femme, âgée de 37 ans a été gazée dès son arrivée.
1 Familles réfugiées à Auvillar[Compléter]
10/1943 Famille Hirsch - Jean Hirsch, alias Nano, se cache au Couvent d'Auvillar après l'arrestation de ses parents, le docteur Hirsch et de sa femme Berthe née Weyl, le 18 octobre 1943. Ils seront déportés en Allemagne, seul son père reviendra. 3 Familles arrêtées (Auvillar)[Compléter]
18/10/1943Famille Hirsch - Le docteur Sigismond Hirsch et son épouse, Berthe née Weyl, résistants Juifs, sont arrêtés suite à une dénonciation. Transférés à la prison Saint-Michel de Toulouse, ils seront déportés le 20 novembre 1943 via Drancy vers Auschwitz par le convoi numéro 62. Sigismond Hirsch est revenu seul, sa femme, âgée de 37 ans a été gazée dès son arrivée. Déportation : 20/11/1943 convoi no 62
05/1944Famille Karpelès - Karl, 44 ans, né le 19 novembre 1899 à Schaerberg, en Belgique est docteur ès sciences. Après l'exode, il se réfugie à Auvillar (Tarn-et-Garonne) où il est caché chez une coiffeuse italienne, Mlle Lena Muo. Arrêté en mai 1944 sur dénonciation, il sera déporté sans retour le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S. Déportation : 15/05/1944 convoi no 73
26/08/1942Famille Kurzweil - Bruno, 51 ans, né le 13 janvier 1891 à Josefstadt (Bohême - Autriche), avocat, son épouse Gisèle, 52 ans, née Tramer à Oderberg (Bohême - Autriche) le 25 février 1890 et leur fille Adèle, 17 ans, née le 31 janvier 1925 à Graz (Autriche), élève du Lycée Michelet de décembre 1940 à 1942, sont arrêtés à leur domicile, 3 place de l'Horloge à Auvillar. Regroupés au camp de Judes, ils sont amenés à la gare de Caussade le 1er septembre 1942, puis internés à Drancy, ils sont déportés le 9 septembre 1942 vers Auschwitz par le convoi numéro 30 et exterminés dès leur arrivée. Déportation : 09/09/1942 convoi no 30
26/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers à Auvillar. Quatre familles juives réfugiées à Auvillar seront raflées : les Kurzweil, les Roth, les Weinnelberg et les Wineviez.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Les Juifs réfugiés à Varennes durant la Seconde Guerre mondiale , Le Tambour de Varennes n° 2323 pages,
réalisation 2012 Auteur :
Régis Pinson
- terminal
Après le colloque sur la lettre de protestation du 26/08/1942 de Mgr Théas, évêque de Montauban, le travail de mémoire et d’histoire se poursuit. Le Tambour de Varennes printemps-été 2012, n° 23, est en grande partie consacré au sort des Juifs réfugiés à Varennes.
Louis Boucoiran
(1937 - 1940) Louis Maurice Casimir Boucoiran, préfet du Tarn-et-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Albert Durocher
(1940 - 1941) Albert Lucien Jules Durocher, préfet du Tarn-et-Garonne
François Martin
(1941 - 1943) François Louis Alfred Martin, député de l'Aveyron de 1936 à 1940. Issu d’une famille protestante de Millau, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et entre au Conseil national de Vichy. Nommé préfet du Tarn-et-Garonne, il démissionne fin 1943 et rejoint la Résistance. (06/09/1900 à Millau-20/04/1964 à Millau)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Vincent
(1944 - 17/11/1944) Maurice Paul Vincent, préfet du Tarn-et-Garonne, suspendu de ses fonctions le 17 novembre 1944.
Auguste Rouanet
(21/08/1944 - 21/03/1946) Auguste Jacques Joseph Rouanet, désigné préfet du Tarn-et-Garonne à titre provisoire par le commissaire de la république de la région de Toulouse le 21 août 1944, délégué dans les fonctions le 18 novembre 1944. Fin de délégation le 21 mars 1946.
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