Résistance
Madeleine Baudoin, alias "Marianne Bardini", parvient à dérober à la mairie d'Allauch des tickets de ravitaillement pour les maquis de la région.
Alliés
Le 24 octobre 1943, le Lockheed Ligthning F-5A serial 42-13286 est détecté par les radars allemands et abattu par la chasse allemande sur la commune d'Allauch.
Le capitaine Ike B. Webb, 27 ans, pilote au sein du 3rd photo reconnaissance group de la 12th USAAF, et commandant du 12th Squadron, ouvre son parachute.
Le corps sans vie, toujours sanglé a son parachute, sera repéré par villageois dans un vallon dénommé "la Mûre", à moins de deux km à vol d'oiseau au nord de l'endroit où s'est écrasé son appareil.
Le capitaine Ike B. Webb Jr, repose désormais au cimetière militaire américain de Draguignan, dans le département du Var, plot C, allée 5, tombe numéro 22.1
En août 1944, Allauch est libéré. Les tirailleurs sénégalais cantonnés à Allauch sont venus prêter main forte.
Les soldats Allemands se sont rendus et sont parqués dans la cour de l'école communale.
Les FFI prennent possession de l'Hôtel de ville et interdisent l'accès aux délégués de Vichy, faisant un retour triomphal au docteur Louis Brunet, maire destitué par le gouvernement de Pétain.2
En 1942, l'école est occupée par les troupes allemands et bientôt par les SS.
Lors de la rentrée des classes 1943, les écoles de filles et de garçons sont occupées par les Allemands.
Les classes sont dispersées dans les locaux disponibles du village : école paroissiale des Moulins, bar, garage, cave, appartement...
La classe de M. Chevalier de l'école communale de garçons d'Allauch-centre est déplacée au 1er étage du bar de l'Hostellerie.3
Il avait fallu nous loger tous ailleurs, et la municipalité avait trouvé, de ci, de là, un local, une pièce, un garage, une cave, un appartement…etc
De ce fait, nous allions à l’école qu’une demie journée par jour. Une semaine, les filles allaient en classe le matin, du lundi au samedi et les garçons l’après midi, également du lundi au samedi. (la semaine anglaise et les week-ends n’existaient pas encore). La semaine suivante c’était le contraire, car il fallait se partager le peu de locaux qui avaient été mis à notre disposition… cette situation dura deux ans, c’est-à-dire au cours de l’année scolaire 1942-1943 et l’année scolaire 1943-1944 ; la libération ayant eu lieu au mois d’Août 1944, nous retrouvâmes nos écoles, si j’ai bonne mémoire, au cours de l’année scolaire 1944-45.
Durant cette période, les élèves de la classe de première (CM2) avaient été réunies dans une salle à l’arrière du bar "Réséda", au terminus du tramway, Cours du 11 Novembre. Les enfants bénéficiaient à cet endroit là d’une petite cour pour leur récréation. C’est dans cette cour que l’on amena un jour, les élèves de chaque classe pour y faire la photo annuelle, de l’année 1943-1944 ; les cours étaient assurés par Madame Puech, directrice de l’école de filles.
La classe de seconde (CM1) était logée dans un appartement, face à l’église, au premier étage. Je ne sais pas où se passait la récréation, mais je suppose qu’elle devait avoir lieu sur la place de l’église. Les cours étaient donnés par Madame Arnaud.
Chemin de la Trinière La classe de troisième, (CE2), c’était la mienne, avait trouvé place dans la cave d’une maison située au bout de la rue Notre Dame, à droite et au sommet de la descente qui va vers l’ancienne carrière. Cette descente s’appelle aujourd’hui rue Trinière (voir illustration ci-contre) et la carrière est devenue maintenant le Théâtre de la Nature.
Cette maison construite à même la pente de la colline, est, d’une part, en rez-de-chaussée, sur la rue Léon Jouve qui la sépare de l’école de garçons, et d’autre part, sur une cave à demi enterrée dans le sol, avec une petite aération laissant passer à peine le jour, du côté de la rue Trinière. Je suis allée sur place, voir le nom de cette villa. Elle est située au n° 12 de la rue Léon Jouve : Le Roucas. A côté, en allant vers les écoles, se trouve au n° 8, la villa Rosette qui appartenait à la famille Impélitiéri. A l’époque, il n’y avait que ces deux bâtisses dans cette rue et après la villa Rosette, nous avions accès aux rochers qui s’y trouvent derrière, face à l’ancienne carrière, et qui surplombent la route en contre bas. C’est par là que les enfants qui habitaient au chemin du Guéridon, à Gramenoué et aux Embus, se plaisaient à passer, avant et après l’occupation, matin, midi et soir pour aller et revenir de l’école. Nous faisions ainsi de l’escalade 4 fois par jour, en toute saison.
Pour en revenir à notre cave, nous y avions froid, il y avait de l’humidité et je ne me souviens pas que l’on ait pu y installer un poële. Il nous était impossible de tenir un porte-plume ou un crayon, tant nos petits doigts étaient gelés. C’est la raison pour laquelle, en plein hiver, notre maîtresse, Madame Chevalier avait pris l’initiative de nous emmener promener sur la route des 4 Saisons en chantant. Nous nous réchauffions ainsi au soleil. Nous prenions quelque fois le chemin de la Craie, après le château Carlevan et nous allions tout au bout, en pleine colline, au château de Montespin. Il ne restait pas grand chose de ce château, si ce n’est qu’un grand pan de mur encore debout. Un pin énorme était tombé, et il y avait des vestiges de ce qui avait été certainement une grande propriété.
En arrivant, dans notre cave, il nous restait encore un peu de temps avant la sortie, pas assez pour nous mettre sérieusement au travail, mais assez pour chanter. Notre institutrice nous faisait chanter la Marseillaise en sourdine, afin que les Allemands qui étaient dans l’école de garçons, de l’autre côté de la rue, ne nous entendissent point. La classe de 4ème, (CE1), était plus gâtée que nous. Elle avait pris place, face à nous, dans le garage d’une villa située à gauche et en haut de la rue Trinière, en plein soleil, avec suffisamment d’espace devant pour servir de cour de récréation… C’était Madame Garrus qui avait cette classe. Nous avions fini par la rejoindre, le temps de la récréation, car nous n’avions que le chemin (nommé "rue" aujourd’hui) à traverser.
Je ne sais plus où se trouvait la classe de 5ème (CP), bien que je me souvienne de sa maîtresse dont j’ai oublié le nom.
Cependant cette situation ne pouvait pas durer, il fallait que nous fassions notre année scolaire. Nous eûmes la chance de nous voir attribuer les deux salles du patronage, avec cour clôturée, spacieuse, situé sur le côté de l’aire des vieux moulins.
De là, nous dominions toute la campagne, les Gours, les Aubagnens, et au fond Marseille. Il n’y avait en contre bas que quelques fermes de ci, de là, et quelques maisons, tout le reste était verdure. On nous avait installé un poêle au milieu de la classe et nous y avons vécu des jours heureux.
Les Allemands quittent Allauch au printemps 1944.
Ils sont remplacés par une troupe de tirailleurs sénégalais.
Le 22 août 1944, les Allemands fait prisonniers sont internés dans les locaux de l'école.
A la rentrée 1944, l'école d'Allauch-village retrouve sa mission.
Louis Brunet
(05/1929 - 02/1941)
Charles Saeteli
(02/1941 - 06/1941)
Pierre Goreaud
(06/1941 - 10/1944)
Louis Brunet
(10/1944 - 07/1967)
Lieux-dits Allauch
Les Bellons
Familles réfugiées à Allauch[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. Familles arrêtées (Allauch)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
02/11/1940 -Le gouvernement de Vichy révoque 3 préfets et les places en disponibilités. M. Jouany, préfet d'Ille-et-Vilaine, M. Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, et M. Morel, préfet dans les Hautes Alpes. 26/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers par la police de Vichy dans les Alpes-Maritimes et la principauté de Monaco. 08/09/1943 -Rafle des Juifs par la Gestapo dans les Alpes-Maritimes.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Allauch sur
Wikipedia 2 Débarquement en Provence et Libération du midi de la France (Le débarquement en Provence et la libération des villes de Toulon, Saint-Tropez, Aix en Provence et Marseille en août 1944. Film composé d'images : du débarquement anglo-américain et français en Provence les 14 et 15 août 1944… )
3 Les enfants et amis Abadi (Voir le site Les enfants et amis Abadi, remarquable ! Odette Rosenstock et Moussa Abadi avec le concours de Monseigneur Paul Rémond, Archevêque-Évêque de Nice, ont créé le réseau Marcel pour lutter contre le nazisme et les lois antijuives de Vichy. Ils ont caché et sauvé, dans le diocèse de Nice, 527 enfants juifs de 1942 à 1944. « Les Enfants et Amis Abadi » est une association loi 1901 créée le 4 mai 2000 par Jeannette Wolgust. Elle a pour but de réunir les amis et les enfants cachés par Odette et Moussa Abadi, afin de préserver et perpétuer leur mémoire, et plus généralement de préserver et perpétuer la mémoire de la Shoah. )
4 Artistes et intellectuels réfugiés dans la région marseillaise en 1940-1942 (Robert Mencherini. « Artistes et intellectuels réfugiés dans la région marseillaise en 1940-1942 : un jeu
d’ombres entre survie et engagement ». [actes du colloque] Déplacements, dérangements,
bouleversement : Artistes et intellectuels déplacés en zone sud (1940-1944), Bibliothèque de l'Alcazar,
Marseille, 3-4 juin 2005 organisé par l'Université de Provence, l'Université de Sheffield, la bibliothèque de
l'Alcazar (Marseille). Textes réunis par Pascal Mercier et Claude Pérez. )
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Max Bonafous
(1941 - 1942) Préfet des Bouches-du-Rhône (1900-1975)
Adelin Rivalland
(1942 - 1943) Adelin Pascal Jean Joseph Rivalland (1893-1965)
Antoine Lemoine
(1943 - 1944) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet des Bouches-du-Rhône
Jacques Bussière
(1944 - 1944) Jacques Félix Bussière, Préfet des Bouches-du-Rhône. Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Émile Malican
(1944 - 1944) Émile Gabriel Louis Marie Malican, Préfet des Bouches-du-Rhône
Jean Chaigneau
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(Mai 1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
Justes parmi les Nations -
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- De Gerechten mank de Völker -
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