Du 12/10/2011 au 05/02/2012 Exposition : Walter Benjamin Archives au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (75003 Paris)
Photographie du passeport de Walter Benjamin, vers 1928
Une exposition de l’Akademie der Künste de Berlin, de la Hamburger Stiftung zur Förderung von Wissenschaft und Kultur, et du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.
Né à Berlin en 1892, dans une famille juive assimilée, Walter Benjamin s’est suicidé à la frontière franco-espagnole le 26 septembre 1940, devant la menace d’être livré aux nazis et envoyé à la mort. C’est à l’un des philosophes et critiques les plus importants du XXe siècle que l’exposition Walter Benjamin Archives est consacrée ; son ambition est de montrer la manière dont le penseur allemand organisait, préservait et inventait ses propres archives, à mesure de ses recherches.
L’exposition rassemble des matériaux, des supports, des objets ou des écrits (manuscrits, tapuscrits, cartes postales, carnets de notes, enveloppes, tickets, photographies, coupures de presse, registres, fichiers, répertoires, carnet d’adresses, paperolles, etc.), qui témoignent tous d’une exigence constante chez Walter Benjamin : arracher à l’oubli une pensée en devenir et en organiser le sauvetage, qu’il s’agisse de sa propre pensée, de celle de ses proches ou de pans entiers de l’histoire négligés. L’exposition est divisée en treize sections auxquelles s’adjoignent neuf sections conçues spécialement pour la présentation au MAHJ.
Sa vie durant, Walter Benjamin a pris soin de confier ses textes, notes ou manuscrits à différents amis (dont Gershom Scholem et Gretel Karplus). À la diversité des matériaux s’ajoute donc le caractère fragmentaire de ces « dépôts ». Ainsi émerge une constellation mouvante d’archives dispersées qui vient former un paysage de pensée d’une rare intensité. Voulue et organisée, cette dispersion fut amplifiée par les aléas de l’histoire : l’exil en France de Walter Benjamin à partir de 1933, ses périodes de refuge aux Baléares ou au Danemark, la disparition de sa bibliothèque, puis la partition de l’Allemagne après-guerre.
Collectionneur passionné (de livres pour enfants notamment), Walter Benjamin a adapté l’objet et la méthode de la collecte au travail de la pensée. L’extraction, le découpage, la citation, le montage, l’association, la juxtaposition, ou encore la mise en regard furent autant de gestes qui lui permirent de déconstruire des logiques de représentation dominantes et de faire apparaître des configurations inédites à l’origine de lectures radicalement nouvelles de l’histoire, de la littérature, du rapport de l’art au politique.
En nous conviant à découvrir ses micrographies et ses propres inventaires, en nous ouvrant ses correspondances, fichiers ou carnets de notes, en montrant son travail de recherche bibliographique ou la constitution de ses collections, cette exposition révèle un mode de pensée et une vision du monde réfléchis dans chacun des actes de Walter Benjamin.
Le livre Walter Benjamin Archives sera publié aux éditions Klincksieck à l’occasion de l’exposition.
Commissariat allemand de l’exposition : Erdmut Wizisla
Coordination au MAHJ : Pascal Concordia, avec Virginie Michel
Conseiller scientifique auprès du MAHJ : Florent Perrier
Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville Bus : 29, 38, 47, 75 RER : Châtelet-Les Halles Parking : Pompidou, Beaubourg, Hôtel de Ville
Lieu : Musée d’art et d’histoire du Judaïsme Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris Tél : (33) 1 53 01 86 60 En savoir plus :Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Du 20/02/2012 au 24/02/2012 Exposition : L’enfant cachée
LA BD POUR UN SUJET GRAVE L’enfant cachée est l’histoire de Dounia, petite fille juive cachée pendant l’Occupation, racontée aux jeunes dans un album écrit par Loïc Dauvillier, dessiné par Marc Lizano et mis en couleurs par Greg Salsedo. Si l’ouvrage est une pure fiction, il respecte pour autant scrupuleusement les faits historiques. L’action se situe en France en 1942, à Paris, peut-être ailleurs. Partout à cette époque, répression et persécutions font rage. Déclarée indésirable, la population juive est la cible de toutes les violences. Pour répondre à la volonté de l’occupant nazi d’éliminer tous les Juifs, le gouvernement de Vichy collabore à la politique du pire en organisant des rafles qui conduiront hommes, femmes, nourrissons, enfants, vieillards dans des camps de concentration temporaires avant de partir vers des destinations encore inconnues. C’est ainsi qu’un soir, la famille de Dounia est prise au piège d’une rafle. Dans un réflexe protecteur tout paternel, son père cache Dounia. Dounia, comme beaucoup d’autres enfants juifs, sera sauvée grâce à l’aide d’amis et voisins non juifs qui veilleront sur la petite fille, en gardant le secret de sa présence, sans jamais céder à l’intimidation et à la peur. Ces anonymes qui ont résisté aux injonctions de délation face à l’autorité, ont choisi la justice, la tolérance et l’humanité, en bravant les dangers qu’ils encouraient. Cette part de l’Histoire qui redonne espoir et confiance, faite d’histoires de solidarité et de gestes d’entraide qui sauvèrent des milliers de vie durant la Seconde Guerre mondiale, reste encore trop confidentielle. Celle racontée dans L’enfant cachée, c’est celle que l’AJPN s’efforce de transmettre depuis 4 ans au travers des actions qu’elle organise en faveur des jeunes. L’EXPOSITION Composée de 10 panneaux allant de pair avec une planche de la bande dessinée, l’exposition retrace le parcours de Dounia et met en regard les faits et dates du moment. Les événements essentiels sont relatés sous forme de phrases courtes. La terminologie respecte la sensibilité de ce public. Des exergues mises en encadré facilitent la lecture et capte l’attention. Largement illustrée de photographies d’é́poque et enrichie de documents historiques, elle offre un support adapté́ de compréhension et d’appropriation. Conçue pour être regardée seul ou accompagné, elle invite son public à l’interrogation « Et moi, qu’aurais-je fait ? » et au dialogue avec l’enseignant, l’animateur ou l’adulte accompagnant. Elle ouvre aussi à la part nécessaire d’espoir, d’humanité et de célébration de la vie. Les thèmes abordés : Panneau 1 - Présentation Panneau 2 - C’est la guerre Panneau 3 - L’occupation Panneau 4 - La vie quotidienne Panneau 5 - Les lois antisémites Panneau 6 - Les rafles Panneau 7 - Les justes Panneau 8 - Les enfants cachés Panneau 9 - Rescapés Panneau 10 - Témoigner LA VALIDATION SCIENTIFIQUE L’exposition a bénéficié des apports scientifiques de Philippe Souleau et de Patrick Cabanel, tous deux membres du comité scientifique de l’AJPN. Enseignant l’histoire et la géographie au lycée George Sand de Nérac, en Lot-et-Garonne, Philippe Souleau est doctorant rattaché au centre d’histoire sociale du xxe siècle à l’Université de Paris I. Il prépare actuellement une thèse sur Bordeaux dans les années troubles, 1938-1947, sous la direction de Denis Peschanski. Il vient de codiriger Vichy en Aquitaine, paru aux éditions de l’Atelier en novembre 2011. Patrick Cabanel, agrégé d’histoire, ancien élève de l’école normale supérieure, est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Toulouse II-Le Mirail. Auteurs de nombreux ouvrages, il publie Histoires des Justes en-France, chez Armand Colin, à paraître le 22 février 2012.
Lieu : Centre Edmond Fleg 8 bis, rue de l’Éperon - Paris 6e En savoir plus :L’expo
Le 23/02/2012 de 03:35 à 04:30 Télévision : Un crime français
Synopsis de Un crime français
Histoire par Catherine Bernstein
Premier condamné politique sous Pétain en 1940, Jean Zay a été préalablement ministre de l’Education nationale de Léon Blum et député du Loiret. Condamné à la même peine que Dreyfus, il est dégradé militairement et déporté à vie sur l’île du Diable. Alors qu’il est incarcéré dans la prison de Riom, il disparaît mystérieusement le 20 juin 1944. L’instigateur de son exécution reste toujours inconnu. D’autant que Jean Zay était détesté par Joseph Darnand, à la tête de la Milice, en raison de ses positions politiques ainsi que ses origines. En effet, l’ancien ministre, juif par son père, protestant par sa mère était également franc-maçon. Après la guerre, personne n’assume cet assassinat, cet épisode étant effacé de la mémoire collective.
Télérama
Du 27/02/2012 au 30/03/2012 Cinéma : Cycles de films
"Voyages" de Emmanuel Finkiel
"Nulle part, terre promise" de Emmanuel Finkiel
"Tout est illuminé" de Liev Schreiber, (d’après le roman de Jonathan Safran Foer)
Lieu : Cinéma ABC 13, rue Saint-Bernard 31000 Toulouse Accès métro : Station Jeanne d’Arc - ligne B Tél : 05 61 21 20 46 En savoir plus :dates et horaires
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